Ahmed Zefzafi: «Je ne m'excuserai pas. C'est l'État qui devrait présenter des excuses» - Courrier du Rif

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jeudi 16 mai 2019

Ahmed Zefzafi: «Je ne m'excuserai pas. C'est l'État qui devrait présenter des excuses»

Ahmed Zefzafi/ DR

Une série d'interviews accordées par le père de Nasser Zefzafi au journal arabophone "Akhbar Al Yaoum" et publiées par le journal chaque jour, dans l'épisode 8 de cette interview publiée hier par le site du journal, Ahmed Zefzafi a été interrogé de sa réaction si le roi lui demande de présenter des excuses au nom de la région pour surmonter la crise du Rif. "Non. Je ne m'excuserai pas. Mon fils a été battu et torturé. Ce sont eux qui devraient présenter des excuses. Ce qu'on peut répondre, c'est de s'asseoir et de parler après la libération des détenus", a-t-il estimé.

"Mon fils a été condamné à vingt ans, et on a dit qu'il aurait incendié une maison dans la ville d'Imzourn, il aurait semé la confusion, il est entré dans la mosquée et a insulté les lieux saints. Si ces accusations sont vraies, la maison a été incendiée le 26 mars. Pourquoi ne l'ont-ils pas attrapé à ce moment-là ? Malheureusement, cette justice est pathétique. Que Dieu lui (la justice) vienne en aide !", relève Ahmed Zefzafi.

En continuant de répondre à la question, le père du leader du Hirak note que "Nasser et ses collègues ont sorti à manifester pour demander un hôpital pour traiter leurs mères des vestiges du colonialisme, et si nous avions un véritable État, il aurait dû négocier avec l'Espagne pour créer un hôpital de traitement du cancer, qu'elle va financer étant donné les dommages causés par les armes chimiques utilisées dans le Rif, mais l'État a refusé. Maintenant, ils amènent des familles de membres du personnel de sécurité pour leur donner des appartements ici, comme cela s'est passé au Sahara."

Ahmed zefzafi a été interrogé également dans l'interview sur le tremblement de terre qui a dévasté le Rif en 2004 et qu'on dit que pendant cette période qu'Ilyas El Omari a émergé comme une vedette. "Ilyas El Omari a disparu de la vue en 1984 et, lorsqu'il est réapparu, il est apparu matériellement fort et en contact étroit. Quant à l'argent qui a été pillé ou détourné, il y a d'autres personnes qui en ont bénéficié," indique-t-il. Et en réponse si ces personnes sont-ils au centre de la décision, Zefzafi le père tempère: "Oui, il y a des personnes, mais je ne veux pas que quelqu'un me poursuive pour diffamation parce que je ne peux pas démontrer avec des éléments de preuve qu'ils ont pillé, il est donc très difficile de mentionner les noms."

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