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mercredi 15 mai 2019

Le 15 mai 1912, l'assassinat de Mohamed Amezian


Mohamed Amezian, dessin date de 1909
Le 15 mai 1912, est l'anniversaire de l'assassinat de Mohamed Amezian (1989 -15 mai 1912) par les Espagnols. Durant 5 ans, Mohamed Amezian a livré plus de 100 batailles coloniales parmi lesquelles on peut citer: la bataille de Diwana, la bataille de Had Ait Chiker, la bataille de Kebdana, la bataille de Selouane, la bataille de Segangan etc.. Tout en stimulant le sentiment nationaliste des tribus, Mohamed Amezian était le premier sur le front en première ligne face à l’ennemi. Décédé sur le champ d’honneur lors de la bataille de Hamam, il fut enterré dans sa région natale après avoir été au préalable transféré par les Espagnols à Mellila.

À cet égard, nous vous invitons à lire un petit extrait du livre "honneur et baraka" de R. Jamous qui convient parfaitement à ce sujet:

«Sidi Mohand Ameziane est le dernier et le plus prestigieux chérif de la baraka, non seulement parce qu'il manifesta toutes les qualités de ses prédécesseurs, mais parce qu'il joua un rôle historique important. Sa réputation était grande aussi bien chez les Iqar'iyen, que parmi les Ichebdanen et les Aït Said, qui sont sédentaires, ainsi que parmi les nomades Imetalsen. Quand il accompagnait les émigrants vers l'Algérie, personne n'osait attaquer le convoi de voyageurs, tant on craignait sa malédiction. En 1903, il prit le parti des partisans du sultan légitime contre le prétendant Bu Hmara qui avait envahi le territoire Iqar'iyen. Il joua un rôle plus important encore entre 1909 et 1912: c'est lui qui anima, puis dirigea la résistance contre les Espagnols. Pendant trois ans, aidé par des Iqar'iyen, des Aït Said et des Imetalsen, il combattit farouchement l'envahisseur. La conquête coloniale et l'établissement du protectorat franco-espagnol amenèrent un grand nombre de ses partisans à déposer les armes.

Malgré cela, il continua le combat. Un émissaire du sultan essaya de le persuader d'accepter la paix coloniale, mais sans succès. Finalement, le 15 mai 1912, les Espagnols le tuèrent avec quelques-uns des derniers résistants dans le territoire des Aït Sider. On lui construisit un mausolée. Certains affirment que les Espagnols, craignants qu'il ne ressuscite et ne reprenne le combat, firent garder son tombeau par des soldats. Mais, disent les informateurs, ces gardes étaient inutiles. Deux anges vinrent prendre le chérif pour l'emmener au paradis. Il continua à faire des miracles même après sa mort.

La renommée de Sidi Mohand Ameziane s'étend à tout le Rif, où des poèmes circulent encore, vantant ce grand résistant. Son prestige n'a d'égale que celui d'Abdelkrim, qui conduisit la guerre des Rifains contre les Espagnols et les Français de 1921 à 1926.»



L'enterrement de Mohamed Ameziani

Les assassins de Mohamed Amezian




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