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jeudi 9 mai 2019

Plus de 60 journalistes et parlementaires néerlandais signent une déclaration en faveur de la liberté de la presse au Maroc

La législation marocaine restreint les libertés des médias et d’autres formes de liberté d’expression. | © Montage Amnesty International.
En coordination avec plusieurs organisations et associations rifaines actives aux Pays-Bas, plus de 60 journalistes et parlementaires néerlandais ont appelé le gouvernement marocain dans une déclaration intitulée «pas de démocratie au Maroc, sans liberté de la presse», à permettre aux journalistes d'exercer librement leur métier et à cesser l'arbitraire.

Plus de 60 journalistes néerlandais ont appelé le gouvernement marocain dans une déclaration intitulée «pas de démocratie au Maroc, sans liberté de la presse», à permettre aux journalistes d'exercer librement leur métier, affirmant leur solidarité avec ce qu'ils ont appelé "la lutte courageuse des journalistes critiques et des médias indépendants au Maroc".

Les signataires de la "déclaration de La Haye" publiée à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse ont déclaré qu'ils ne se sont pas levés le 3 mai 2019 pour "commémorer l'importance primordiale de la liberté de la presse uniquement, mais également pour aborder les pratiques autoritaires et répressives qui menacent la liberté de la presse", rapporte le site arabophone Lakom.

La déclaration de La Haye soulignait également que le Maroc n'a aucune volonté démocratique, et ça se voit dans le traitement réservé à la presse par le gouvernement marocain.

Le même document, signé par 58 journalistes de divers journaux et chaînes tv bien connues et six parlementaires de la gauche néerlandaise, a confirmé que "des journalistes indépendants qui ont élaboré des reportages sur le Hirak du Rif, notamment des journalistes de Badil-info, Hamid Al-Mahdawi, Rabie Al-Ablak et les journalistes citoyens Mohammed Al-Asrahi, Houssein Al-Idrisi, Fouad Al-Saidi et Abdel-Ali Houd ont été condamnés à des peines allant de 3 à 5 ans de prison ferme", relate le site Lakom.

La déclaration a estimé également que "le Maroc figurait au bas de toutes les listes et les indicateurs internationaux de la liberté de la presse et de la transparence politique et économique, et qu'en 2019, le Maroc n'a pas dépassé 135 (sur 180) dans le classement mondial de la liberté de la presse". La déclaration a mentionné également les incidents liés à l'expulsion des journalistes néerlandais étaient au Maroc, soutenant la demande de la Fédération des journalistes néerlandais qui éxige de ministre néerlandais des Affaires étrangères une position ferme à cet égard, à savoir "discuter et responsabiliser son homologue marocain de l'expulsion des journalistes néerlandais et de l'environnement de travail des journalistes étrangers au Maroc", indique Lakom.

Il convient de noter qu’un certain nombre d’organisations et d'associations rifaines actives aux Pays-Bas ont coordonné la déclaration de La Haye, notamment la Fondation Numidia, Rifproject, le comité Moulay Muhand et Rif Alert etc...


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