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samedi 22 juin 2019

Algérie: au moins 8 manifestants arrêtés pour avoir brandi le drapeau amazigh

Des manifestants brandissent le drapeau amazigh lors des marches du 21 juin 2019, à Alger./ Ryad Kramdi. AFP

Plusieurs manifestants interpellés hier par la police algérienne pour avoir brandi le drapeau amazigh comparaîtront demain dimanche au tribunal Abane Ramdane selon les avocats.

Huit personnes ayant participé à la marche du vendredi 21 juin à Alger, sont toujours retenues au commissariat central, à Alger, rapporte TSA

« Ces manifestants ont été interpellés par les policiers après avoir refusé de remettre les drapeaux amazighs aux agents. Ils se sont accrochés avec eux », annonce l’avocat Salah Abderrahmane, contacté par TSA.

Les huit interpellés, originaires de Bouira et de Tizi Ouzou, seront traduits demain, dimanche 23 juin, devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’Hamed à Alger. Toutefois, le nombre des personnes gardées à vue lors de la marche du vendredi serait plus important selon l’avocat Salah Abderrahmane cité par TSA.

« Ils sont poursuivis pour regroupement non autorisé et outrage à corps constitués », précise l’avocat.

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) a dénoncé « l’interpellation de manifestants pacifiques » et a appelé à leur libération en évoquant « une dangereuse dérive ».

Les interpellations de porteurs de drapeaux amazighs dans la matinée, relayés à travers les réseaux sociaux, qui rappellent tristement celles des porteurs de valises durant la révolution, contribuent largement à l’escalade du mercure, note le Matin d'Algérie pour sa part.

Vers 14 heures, une ravissante jeune femme, médecin de surcroît, n’atteignant pas la trentaine, est prise à parti par un policier zélé, qui tente de lui arracher son drapeau amazigh en la malmenant ; ce qui provoque l’ire de la foule. Le cordon sécuritaire, déployé pour la première fois depuis le 22 février en haut de la célèbre rue, au niveau du siège du RCD (parti politique : Rassemblement pour la culture et la démocratie), dès les premières heures de la journée, est à l’origine de quelques escarmouches, entre militants et forces de l’ordre, précise le Matin d'Algérie.

Le chef d’état-major et vice-ministre de la Défense, le général de corps d’armée a déclaré, cette semaine, que des instructions fermes ont été données aux services de sécurité pour empêcher que d’autres drapeaux que l’emblème national algérien soient exhibés durant les marches, rappelle TSA.



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