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mardi 4 juin 2019

Libération de 60 prisonniers rifains, mais aucun leader et aucun prisonnier condamné à une peine de plus de 10 ans n'est parmi les détenus libérés

Manifestation contre la corruption et la répression à Al-Hoceima, dans le Rif, le 29 mai 2017. FADEL SENNA / AFP

A l'occasion de l'Aïd Al Fitr, le roi du Maroc a gracié 755 personnes, dont 60 membres du Hirak rifain, 47 ayant participé aux manifestations de Jerada, et 11 personnes condamnées pour des faits d’extrémisme et de terrorisme, selon un communiqué de la ministère de la justice.

Or, on ne sait pas tous les noms des prisonniers rifains ayant été libérés par le régime marocain excepté certains noms tels El Mortada Iamrachen, condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal antiterroriste de Salé pour « apologie du terrorisme et incitation à commettre des actes terroristes », d'après le site Le Desk qui dit avoir apris l'information de sources proches.

Un autre nom qui circule également sur les réseaux sociaux, c'est celui de l'activiste et de journaliste Achour Amraoui, mais c'est une information à confirmer.

Ce que l'on sait et ce qui est évident, c'est que, aucun prisonnier rifain condamné à une peine de plus de 10 ans de prison ferme n'a été libéré.

À cet égard, il convient de souligner que plusieurs observateurs et activistes ne voient pas à quoi sert en effet accorder la grâce à un prisonnier politique, après avoir été arrêté, probablement torturé et injustement emprisonné. 

"En 2019, nous ne dépendons toujours pas d'institutions démocratiques mais plutôt, et encore, d'un souverain absolu, maître de tout, qui octroie ou retire sa grâce selon son bon plaisir", dénonce le journaliste Ali Lmrabet cette tradition pour commenter une couverture de l'hebdomadaire pro makhzen Maroc Hebdo sous le titre "De grâce, le pardon". 

L'hebdomadaire qui n'a cessé de stigmatiser les militants rifains ces deux dernières années, veut se montrer pour la libération des prisonniers rifains et de "tourner la page". "Tourner la page de quoi ? De l’enclavement du Rif ? De la misère ? Du manque flagrant d’opportunités dans cette région ? De la répression ? Du racisme ambiant ? Apparemment non", analyse Ali Lmrabet.

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