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mercredi 5 juin 2019

Mohamed Bouhennouch, âgé de 19 ans, condamné à 15 ans de prison ferme


Mohamed Bouhennouch / DR

Mea culpa: Nous tenons à nous excuser aux lecteurs, puisque nous avons dit dans l'article que Mohamed Bouhennouch est âgé de 15 ans, mais après une vérification de l'information, il s'est avéré que le détenu en question est âgé de 21 ans, et lorsqu'il a été arrêté, il a eu 19 ans. La date de naissance de Mohamed Bouhennouch: 28 /09/ 1997.

C'est la seule erreur commise dans l'article, c'est-à-dire l'âge de détenu, pour le reste, à savoir les déclarations citées dans l'article sont toutes vraies et vérifiées. Nos excuses. ]

Mohamed Bouhennouch, le plus jeune prisonnier politique rifain, âgé de 21 ans et lorqsqu'il a été condamné pour atteinte à la sécurité de l'État à 15 ans de prison ferme en 2017, il a eu 19 ans, Il a rédigé un livre dans sa cellule en rifain intitulé "5 jours dans les ténèbres" dans lequel il raconte ses souffrances avec les brimades d'un État policier. Un texte pour faire la lumière sur le petit malheureux.



Mohamed Bouhennouch, lorsqu'il a été condamné à 15 ans de prison ferme en 2017 par un juge marocain, il était un enfant à l'âge de 15 ans. Âgé de 15 ans, condamné à 15 ans de prison ferme, une flagrante coïncidence qui choque extrêmement tout un chacun sauf les ennemis de l'humanité et les partisans de la dictature.

Mohamed Bouhennouch, l'enfant de 15 ans a comparu devant le juge dans le tribunal de Casablanca comme un certain quidam accusé d'atteinte à la sécurité de l'État, et n'a été entendu par le juge qu'après la présence d'un traducteur, puisqu'il ne maîtrise que le rifain. «Monsieur le Juge, je vais vous raconter aujourd'hui une histoire très triste. A cause de l'horreur que j'ai vécu, je ne trouve aucun mot pour commencer», ainsi s'est exprimé l'enfant Bouhennouch pour entreprendre son plaidoyer devant le juge qui l'a condamné à 15 ans de prison ferme. «C'était le premier jour du Ramadan, à 6 heures du matin, lorsque je me suis réveillé aux cris de mes frères et de mes parents, alors je croyais que c'était le tremblement de terre, il s'est avéré plus tard qu'ils sont venus pour m'arrêter», a-t-il raconté de son arrestation.



L'enfance et l'immaturité ne semblent plus un rempart contre la torture dans un État policier. «L'un d'eux m'a dit: "Profite du soleil parce que tu ne le verras plus désormais". Et quand je suis arrivé à Casablanca, j'ai été battu. Même si j'étais un meurtrier, Monsieur le Juge, ils n'auraient pas dû me traiter de la sorte», insiste l'enfant Mohamed Bouhennouch.

Le malheureux mineur rifain tombé dans les mains d'un régime impitoyable et inhumain a révélé dans le tribunal et devant tout le monde que des éléments de la Direction générale de la Sûreté nationale lui avaient demandé de faire des déclarations qui condamnent les leaders de la contestation du Rif Nasser Zefzafi et Nabil Ahamjik, en échange de la clémence dans la poursuite intentée contre lui. L'enfant Bouhennouch peut-être espérait avec sa révélation trouver la justice chez un juge qui est tout sauf indépendant !

Mohammed Bouhanouch a expliqué également au juge qu'il a beaucoup souffert depuis son arrestation en évoquant l'horreur qu'il a vécu dans l'avion: des «menaces de la part de membres de la DGSN de me tuer en me jetant de l’avion qui me transférait d’Al Hoceima à Casablanca».

Le pauvre petit a fait aussi lors de son discours dans le tribunal une déclaration difficile à encaisser, il a fait connaître qu'il a souhaité, dans un moment d'incertitude, que la voiture de police -qui le transférait de l'aéroport de Casablanca vers un destin inconnu-, soit renversée pour qu'il meure en martyr.

Le mineur de 15 ans qui s'est trouvé sous le poids de l'une des plus graves accusations et de plus dans un État policier : atteinte à la sécurité de l'État, a nié toutes les accusations qui pesaient sur lui. Et avant de terminer son discours dans le tribunal de la honte, Bouhennouch a révélé qu'il a rédigé un livre dans sa cellule en rifain qu'il a intitulé "5 jour dans les ténèbres" dans lequel il raconte les souffrances et les brimades qu'il a subies au siège de La brigade nationale de la police judiciaire.

Quelle était la décision du juge ? Il a condamné Mohamed Bouhennouch à 15 ans de prison ferme au nom du roi Mohamed Six.

F.B

3 commentaires:

  1. Je dénonce cet jugement arbitraire qui ne diffère en rien de celui de Djamel Edine Fekhar. 15 ans de prison pour un gosse une honte pour le royaume chérifien. Le Rif et la Kabylie survivront à tous les séismes.

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  2. Pendant que le roi entraine son fils de 6ans environ à gouter aux plaisir de la vie et se faire baiser la main par des ministres et des généraux, il envoie les enfants des autochtones à la prison et la torture en faisant croire aux naïfs qu'il est descendant du prophète.

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  3. La différence entre l'age annoncé au début (15 ans) et celui réctifiié par la suite fait toute la différence dans le droit pénal. Ainsi l'intéressé passe du statut de Mineur à celui de Majeur

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