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dimanche 14 juillet 2019

Espagne. Podemos dénonce l'expulsion d'un demandeur d'asile rifain à Sangonera

Oscar Urralburu/ Vicente Vicéns. AGM

Óscar Urralburu, député régional de Podemos, a souligné que dans la CIE de Sangonera (localité de l'Espagne qui se trouve à environ 9 km de la capitale régionale, Murcie), un jeune homme du RIF va être expulsé "dont la prison et la torture l'attend dès ses premiers pas en sol marocain". M. Urralburu a rappelé que l'année dernière, l'Assemblée régionale avait signé un compromis, signé par tous les partis, selon lequel aucun citoyen rifain ne pouvait être expulsé ou remis aux autorités marocaines dans deux situations. En cas de violation des droits de l'homme ou "d'être soumis à un processus judiciaire sans garanties suffisantes, notamment lorsqu'il s'agit d'une accusation de crimes liés à la liberté d'expression ou à la manifestation de divergences avec le gouvernement marocain, tel que dénoncé par Amnesty International.

Le Secrétaire général de Podemos dans la Región a expliqué que selon la Loi 12/2009, qui réglemente le droit d'asile et de protection subsidiaire, le jeune visé "mérite le droit d'asile et/ou de protection subsidiaire en Espagne. Un refus automatique de sa demande, comme celle-ci, sous la protection de questions formelles, ne peut être admis lorsqu'il s'agit de la protection des droits de l'homme et du respect des normes internationales".


Le député de Podemos-Equo a souligné l'engagement de tous les partis politiques de la Région qui ont signé une déclaration institutionnelle dans laquelle les autorités européennes et espagnoles sont invitées à maintenir une position de garantie et de vigilance dans le domaine des droits humains. En ce sens, elle précise qu'"aucun citoyen rifain ne peut être expulsé/remis aux autorités marocaines alors qu'il était certain qu'il ferait l'objet d'un procès, semblable à d'autres détenus dans le nord du Maroc, sans respecter les garanties légales minimales". Surtout dans cette affaire, a souligné M. Urralburu, " quand on l'accuse précisément d'exprimer des opinions politiques dissidentes avec le gouvernement marocain. Ce n'est pas un hasard si le nombre de demandes d'asile des Rifains a décuplé depuis le début des manifestations de 2016 pour la mort de M. Fikri".

Óscar Urralburu a déclaré que la Cour de justice européenne a jugé que, conformément à la directive européenne et à la convention de Genève, le statut de réfugié va au-delà du statut légal de réfugié. Elle interdit notamment explicitement à tout pays de l'UE d'expulser ou de renvoyer tout immigrant qui, même s'il se voit refuser ou retirer le statut de "réfugié", pourrait être en danger dans son pays d'origine.


Le député régional a déclaré qu'"il n'y a pas de conditions administratives qui pourraient empêcher un Etat de remplir ses obligations en vertu de la Convention de Genève, malgré le fait qu'un réfugié ne remplisse pas les conditions pour avoir le statut de réfugié ou d'asilée. Il suffit d'avoir le seul soupçon que le retour de la personne peut signifier qu'elle risque d'être soumise à la torture ou à des traitements inhumains et dégradants", a conclu M. Urralburu.


Lire l'article en espagnol sur La Verdad

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