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lundi 1 juillet 2019

Hassani Karrout Hassani, l'avocat qui revendiquait la peine de mort pour les prisonniers rifains

L'avocat Karrout:"Certains détenus méritent la peine de mort". Le site Febrayar.

Accusé de viol par sa femme de ménage en 2016, il revendiquait en tant qu'avocat de l'État la peine de mort pour les prisonniers rifains en 2017 et 2018.


Au lendemain de la condamnation des prisonniers politiques rifains à de peines allant jusqu'à 20 ans de prison ferme, par une justice politisée et qui n'a jamais jugé un seul responsable corrompu, l'affaire faisait la Une de la presse internationale, l'opinion publique était indignée et scandalisée, le Hashtag #Hirak et le #Rif figurait en tête des tendances sur les réseaux sociaux, à l'exception des partisans de la dictature qui ont exprimé leur joie et leur satisfaction puisque -en utilisant l'expression de leur défunt maître Hassan II- les "awbachs" rifains sont finalement écrasés par la "justice". Mais pire encore, une affreuse créature était insatisfaite des 20 ans de prison ferme contre les détenus rifains, il a exprimé son insatisfaction publiquement en déclarant qu'ils méritent "la peine capitale".

Ce type ignoble n'était autre que Hassani Karrout Hassani, l'avocat qui défendait l'État dans le simulacre de procès des détenus rifains. «Les peines sont allégées voire clémentes compte tenu des accusations portées contre les contrevenants et des peines prévues par la loi. Certaines accusations méritent la peine capitale, quand d’autres devraient aller jusqu’à 30 ans d’emprisonnement », ainsi Hassani Karrout Hassani a vomi sa vile logorrhée devant les caméras des journalistes, au moment où les familles des détenus étaient sous le choc et en deuil. Une déclaration qui devrait être bien archivée pour l'histoire.

Mais saviez-vous que ce triste personne était accusée de viol en 2016 par sa femme de ménage et l'affaire a été détournée de manière étrange ? C'est ce que a révélé le journaliste Hamid Mahdaoui jugé avec les détenus rifains lors d'une audience. "Monsieur le Juge, prenez note que l'avocat Karrout, qui plaide maintenant au nom de l'État dans le dossier du Hirak du Rif, a été accusé dans une affaire du viol de sa femme de ménage, qui s'est rendue au poste de police avec un couvre-lit blanc couvert de taches de sang et des traces de son crime",  a déclaré Mahdaoui dans ce qui semble comme une bombe de gros calibre.

Les médias qui étaient présents lors de l'audience ont expliqué que la révélation de Mahdaoui devant le tribunal a mis l'avocat de l'État Karrout dans l'embarras, le poussant à se retirer et à mettre un terme à son argumentation, et ont souligné également qu'à partir de ce moment là, Karrout évitait d'entrer dans la salle pendant l'audition du journaliste Mahdaoui.

Selon les mêmes sources, l'affaire remonte à 2016, lorsque une femme de ménage s'est enfuie de domicile de Karrout dans le quartier d'Agdal à Rabat, couvrant son corps d'un couvre-lit blanc taché de sang, en disant qu'elle aurait été violée par son employeur l'avocat Karrout.

Les mêmes sources ont indiqué que la femme de ménage s'était réfugiée à l'ambassade de la France près du domicile de Karrout dans la capitale, ce qui a poussé des membres du personnel de l'ambassade à la transférer au poste de la police, où elle a déposé sa plainte et fourni le couvre-lit comme preuve du crime subi.

Les sources ont confirmé que le dossier du viol a été classé de manière étrange après que la victime a retiré sa plainte en échange d'un montant de 50 millions de centimes.

Voilà le type qui revendiquait la peine de mort pour les prisonniers politiques rifains !

F.B

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