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dimanche 21 juillet 2019

Le FMI fustige le régime marocain

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Le Fonds monétaire international (FMI), traditionnellement discret voire silencieux, sur les errements de différents pays et gouvernements, n’hésite plus à agonir Rabat, évoquant les risques encourus et lui reprochant ses performances médiocres, sa propension à la manipulation et son manque d’écoute des signaux d’alarme, envoyés par les consciences nationales préoccupées par la détérioration de la situation

Alors que la plupart des organisations internationales, instituts de sondages et consciences nationales mettent en cause la détérioration des secteurs clés comme l’éducation, la santé et l’emploi, dans les mauvais résultats économiques du royaume, ses dirigeants persistent à travestir la réalité et vanter les chimériques mérites de leur gouvernance.
Auto-satisfecit
Un rapport du Fonds Monétaire Internationale (FMI) publié en début de semaine, vient, encore une fois, de battre en brèche l’auto satisfecit prononcé par le Chef du gouvernement marocain, Saâdeddine El Othmani, le 31 janvier 2019, en Conseil de gouvernement et le 10 juillet 2019, lors de son interview sur France 24. Il contredit également  le contenu élogieux du numéro spécial consacré au Maroc, par le magazine français « Le Point ».
Le rapport en question pointe sèchement du doigt les conditions socio-économiques désastreuses dans lesquelles se débattent les populations. Parlant de bombe à retardement susceptible d’exploser à tout moment, l’Organisation évoque une croissance économique indigente et une aggravation inquiétante des inégalités sociales.
Le rapport fait également allusion au niveau alarmant atteint par la corruption et qui explique la rareté des investissements. Il met également en cause l’absence de stratégie pour combattre le fléau et la prééminence accordée par le régime à la loyauté aveugle plutôt qu’aux compétences.
Propension à la  manipulation et autisme sévère
Le Maroc, ajoutent les auteurs du rapport, présente la ligne de crédit accordée par le FMI, au cours de ces dernières années, comme une marque de confiance. En réalité, les sept cent vingt millions (720.000.000) de dollars qu’elle coûte au peuple marocain, est précisément la conséquence d’un manque de confiance des institutions financières internationales dans la fiabilité du pays et dans sa capacité à respecter ses obligations et ses engagements.
Le Fonds monétaire international (FMI), traditionnellement discret voire silencieux, sur les errements de différents pays et gouvernements, n’hésite plus à agonir Rabat, évoquant les risques encourus et lui reprochant ses performances médiocres, sa propension à la manipulation et son manque d’écoute des signaux d’alarme, envoyés par les consciences nationales préoccupées par la détérioration de la situation.
On le sait, Mohammed VI a sombré dans un déni absolu de ses travers qui confine à un autisme sévère. Le roi, sa famille et sa cour pléthorique s’éprouvent dans une sorte d’extraterritorialité matérielle et financière, s’exonérant de toute gêne et se comportant en citoyens d’une richissime principauté, dépensant sans compter les fruits de la prédation des richesses du pays et celles de la rente dont ils bénéficient alors que des régions entières du pays vivent au moyen-age.
Au début de l’été, quand l’USAID accordait au pays une aide de quatre-vingt-quatorze millions (94.000.0000) de Dollars,  destinée à financer des projets sociaux,  le souverain marocain s’offrait un yacht au  luxe indécent, à quatre-vingt huit millions (88.000.000) d’Euros à bord duquel il cabote désormais sur la même côte  méditerranéenne qu’empruntent ses propres compatriotes fuyant la misère, à bord d’embarcations de fortune, au péril de leur vie. 
Pratiquement au même moment, l’ex-épouse du roi Salma Bennani débarquait en Grèce pour y passer ses vacances d’été à bord d’un yacht loué à six-cent mille (600.000) Euros,  la semaine.   
Auparavant, le Prince héritier s’était vu offrir un jet privé pour environ soixante-sept millions  (67.000.000) de Dollars.
Enfin, il y a ces deux nouvelles qui s’entrechoquent et ne lassent pas de provoquer sinon la colère, du moins l’incompréhension des marocains. En début de semaine, on apprenait que la France accorderait un prêt de cinquante-et-un millions (51.000.000) d’Euros au Maroc, destinés à un projet d’eau potable dans les provinces du Nord. Une initiative qui contribue à enfoncer un peu plus, le pays dans la dette et qui ne manque pas de nous renvoyer à ce  don de plusieurs millions d’Euros du roi, en guise de contribution aux travaux de rénovation après l’incendie de Notre Dame De Paris. Un don qui aurait pu financer bien des projets au Maroc.
La cocotte-minute marocaine
Tant le gouvernement marocain que les parlementaires sont murés dans un silence complice, en raison du train de vie indécent qu’autorisent  leurs fonctions et qui n’a plus rien à voir avec celui d’un pays du tiers-monde. Bien des dirigeants et des responsables  ne semblent plus avoir pour seule préoccupation, que leur enrichissement personnel, au détriment de l’intérêt général. Ceux qui envoient leur famille s’installer en Occident ne cachent même plus leur volonté d’acquérir une nationalité étrangère,  afin de se protéger d’une éventuelle explosion sociale qui pourrait emporter le pays. 
Les observateurs étrangers s’accordent unanimement à penser que la prochaine éruption sociale pourrait bien concerner le Maroc, en raison de l’acharnement du Mohammed VI à ignorer la réalité. Une situation qui rappelle, à plus d’un égard, celle qui prévalait en 1979, en Iran où le Shah, en raison  du même aveuglement, avait fini par perdre son trône et  quémanda des mois durant, l’hospitalité de l’Egypte, du Maroc et des Etats-Unis.
La cocotte minute marocaine qui bout depuis déjà bien assez longtemps, pourrait bien exploser à la figure de ses cuiseurs. Mohammed VI qui en a alimenté avec arrogance le feu, depuis plus de vingt ans, ne pourra alors plus se prévaloir, comme son père le fit, que « force doit rester à la loi », sous peine de ravager son pays !

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