Maroc: une ONG dénonce l'augmentation des arrestations en 2019 pour avoir commenté des publications sur Facebook - Courrier du Rif

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samedi 6 juillet 2019

Maroc: une ONG dénonce l'augmentation des arrestations en 2019 pour avoir commenté des publications sur Facebook



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Rabat, 5 juillet (EFE) - L'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH, la plus grande du pays) a dénoncé aujourd'hui l'augmentation en 2019 des persécutions policières contre ceux qui publient des commentaires critiques sur Facebook.

Lors de la présentation de leur rapport annuel sur 2018 et le premier semestre 2019 dans une conférence de presse à Rabat, les militants de l'AMDH ont déploré la "détérioration" de la situation des droits humains au Maroc durant cette période.

"Les violations des droits de l'homme se sont multipliées dans tous les domaines. Nous avons enregistré des dizaines de cas de personnes persécutées ou arrêtées pour avoir publié des commentaires sur Facebook dans plusieurs villes", a averti Naima Ouahli, vice-présidente de l'AMDH.

En outre, M. Ouahli a souligné l'aggravation de la crise de l'éducation dans le pays, citant en exemple les grèves et les protestations de milliers d'enseignants dans le pays ces derniers mois, ainsi que le boycott des étudiants en médecine et en pharmacie de leurs examens.

Le président de l'ONG, Aziz Ghali, a dénoncé que 2018 signifiait, une année de plus, une nouvelle escalade des violations des droits humains et des libertés civiles.

 "Les condamnations injustes prononcées contre les militants du mouvement de protestation du Rif (Hirak) et ceux de Jerada (nord-est) peuvent être considérées comme le détenteur de la situation des droits humains au Maroc et un indicateur de son évolution ", a déclaré Ghali. 

Le président de l'AMDH a dénoncé "l'usage excessif et injustifié de la force contre les manifestants" de ces mouvements, puis "les mauvais traitements" subis par les militants en prison, tout en notant que la plupart des détenus étaient contraints de signer des rapports de police.

Les révoltes du Rif, qui ont éclaté en décembre 2016 après la mort d'un vendeur de poisson broyé dans un camion de poubelle, des centaines de personnes ont été emmenées en prison, qui ont ensuite été graciées à trois reprises par le roi Mohamed VI, jusqu'à présent plus de soixante militants sont emprisonnés. 

Quant aux manifestations sociales déclenchées en décembre 2017 dans la ville minière de Jerada pour dénoncer la marginalisation sociale de la région après la mort de trois mineurs, des dizaines de personnes ont ensuite été arrêtées et jugées, puis graciées par le roi Mohamed VI en juin dernier. 


Par EFE




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