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lundi 30 septembre 2019

Un nouveau scandale au Maroc, la journaliste Hajar Raissouni est condamnée à un an de prison ferme

Portrait de RSF/DR



Un nouveau scandale au Maroc. La journaliste Hajar Raissouni et son fiancé ont été condamnés ce lundi 30 septembre à un an de prison ferme pour chacun, le médecin à 2 ans de prison ferme et interdiction d'exercice de la médecine pendant deux ans, l'assistante du médecin à 8 mois de prison ferme et l'anesthésiste à un an de prison avec sursis.

La journaliste a été condamnée pour “avoir avorté et avoir eu des rapports sexuels hors mariage”, malgré le fait que la défense de la journaliste soutient qu'il n'y a pas eu d'avortement, et que les rapports médicaux présentés sont faux. La société civile et l'opinion publique estiment -quant à eux- qu'il y a des motifs politiques derrière l'arrestation et la condamnation de la journaliste.

Elle travaille au journal Akhbar al Youm, l'un des rares médias indépendants au Maroc qui n'est pas sous le contrôle direct ou indirect du régime politique, et dont son oncle, Suleiman Raissouni connu pour ses éditorials critiques, est le rédacteur en chef. Hajar Raissouni avait écrit également avec sympathie sur le Hirak du Rif.


Dans un article d'opinion sur ses colonnes le New York Times a estimé que "l'arrestation inattendue de Mme Raissouni suggère qu'elle a été prise pour cible en raison de sa profession et de ses relations. Et cela montre à quel point tout le monde est vulnérable lorsque la moralité est contrôlée arbitrairement par un État autocratique, qui peut choisir d'exposer "l'indécence" de la vie de certaines personnes mais pas des autres. Les personnes visées auront toujours tendance à être les plus impuissantes ou les plus gênantes pour les autorités".

Amnesty International avait appellé dans un rapport les autorités marocaines à “libérer immédiatement et abandonner toutes les charges retenues” contre la journaliste Hajar Raissouni. “L’arrestation de Hajar Raissouni et de quatre autres personnes (son fiancé Amin Rifaat, le médecin, et deux autres personnes travaillant à la clinique, ndlr), est totalement injuste et ces allégations constituent une atteinte scandaleuse à sa vie privée”, a déclaré Heba Morayef, directrice régionale d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.


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