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lundi 14 octobre 2019

En saluant le Hirak d'Algérie, Salaheddine Mezouar s'est tiré les foudres du Makhzen

Salaheddine Mezouar/DR



L'incident est révélateur de l'état médiocre de la liberté d'expression et de droit de manifester ses idées au Maroc, même pour les hommes du régime, cela n'est pas tolérable.

Le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Salaheddine Mezouar, a démissionné de ses fonctions à la tête du patronat, suite à des propos qu’il a tenus, samedi, sur le mouvement de protestation en Algérie, à l’occasion d’une conférence de la World Policy Conference, à Marrakech. Des déclarations qui apparemment ont fâché le palais royal.

Mezouar avait, devant un parterre de diplomates et responsables politique, salué “le mouvement pacifique” en Algérie, en appelant “les militaires à partager le pouvoir” avec le peuple. Après quoi, Mezouar a subi un recadrement cinglant de la part du gouvernement marocain, et c'est apparemment la raison qui l'a poussé à démissionner.



En effet, Mezouar avec ses déclarations, encourageant le mouvement pour le changement et pour un État civil en Algérie, s'est comporté comme un militant de l'opposition pro-démocratie, et non comme un homme d'un régime autoritaire. Un dérapage qui lui a attiré les foudres du pouvoir. La démission de Mezouar est un symptôme de l'état d'esprit autocratique qui règne au sein de l'État profond.







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