Le journaliste Taoufik Bouaichrine condamné à 15 ans de prison ferme par la cour d'appel - Courrier du Rif

Plate-forme d'information sur le Rif et l'Afrique du Nord

Les derniers articles

natif

vendredi 25 octobre 2019

Le journaliste Taoufik Bouaichrine condamné à 15 ans de prison ferme par la cour d'appel

Taoufik Bouaichrine/DR


Le journaliste Taoufik Bouaichrine, condamné en première instance à 12 ans de prison ferme pour notamment traite d’êtres humains, abus de faiblesse, viol ou encore harcèlement sexuel, a été condamné la nuit de ce vendredi par la chambre criminelle près la cour d’appel à Casablanca, à 15 ans de prison ferme, aggravant ainsi sa peine. 

Après plusieurs absences lors des séances de son procès, le journaliste a pris un dernier mot devant la cour d’appel de Casablanca avant le prononcé de son jugement, en déclarant : « J’ai peur, c’est vrai, mais la prison n’est pas ma préoccupation première, l’important est ailleurs. C’est une affaire de liberté d’opinion et de liberté de la presse. Toute une génération est concernée, celle qui a défendu la réforme de la justice, et le jugement que vous rendrez aujourd’hui constituera un document de référence en la matière ». 


Le Groupe de travail sur la détention arbitraire, créé par la Commission des droits de l’Homme de l'ONU, avait appelé le gouvernement marocain à « libérer immédiatement » le journaliste directeur de publication d’Akhbar al-Yaoum, l'un des rares et derniers journaux indépendants au Maroc.

« La privation de liberté de M. Toufik Bouachrine est arbitraire », avait conclut le Groupe de travail sur la détention arbitraire (GTDA) dans un avis adopté lors de sa 83e session (19 – 23 novembre 2018).

L’organisme onusien avait souligné que l’affaire sera renvoyée au Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression « pour qu’il prenne les mesures qui s’imposent », avait rapporté le magazine Telquel

Amnesty International avait appelé également les autorités marocaines à libérer "immédiatement" le patron de presse Taoufik Bouachrine, en dénonçant un "procès politique".

Amnesty s'est appuyé notamment sur l'avis de Groupe de travail sur la détention arbitraire, créé par la Commission des droits de l’Homme de l'ONU.



"Les experts de l'ONU dont l'objectivité et l'honnêteté ne peuvent être mises en doute (...) ont émis un avis clair et tranchant dans cette affaire: ils considèrent que la détention de Bouachrine est arbitraire, il faut donc le libérer immédiatement", a souligné le représentant d'Amnesty.

"Nous considérons que l'incarcération de Bouachrine est une affaire de liberté d'expression, c'est clair. Il paie au prix fort son droit d'exprimer pacifiquement des opinions critiques", a déclaré le secrétaire général d'Amnesty Maroc, Mohamed Sektaoui, au cours d'une conférence de presse à Rabat.





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Post Top Ad

Your Ad Spot

Pages