WhatsApp poursuit en justice la société israélienne NSO Group qui vend un logiciel espion aux autorités marocaines - Courrier du Rif

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mercredi 30 octobre 2019

WhatsApp poursuit en justice la société israélienne NSO Group qui vend un logiciel espion aux autorités marocaines

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WhatsApp a déposé hier mardi une plainte contre la société de surveillance israélienne NSO Group accusée d'avoir aidé des espions gouvernementaux devant un  tribunal de Californie. 

L'action de WhatsApp a été qualifiée de "sans précédent" par le quotidien britannique The Guardian. La société israélienne est accusée d'être derrière des attaques secrètes contre plus de 100 militants des droits de l'homme, avocats, journalistes et universitaires, juste deux semaines plus tôt cette année, indique la même source. 



WhatsApp affirme que la société de surveillance israélienne NSO Group est responsable d'une série de cyber-attaques hautement sophistiquées qui, selon la firme de médias sociaux, auraient violé la loi américaine selon un «schéma d'abus indéniable».

WhatsApp a déclaré croire que la technologie vendue par NSO Group avait été utilisée pour cibler les téléphones mobiles de plus de 1 400 de ses utilisateurs dans 20 pays différents pendant une période de 14 jours allant de la fin avril à la mi-mai.

«Les groupes de défense des droits humains ont documenté une tendance inquiétante selon laquelle de tels outils ont été utilisés pour attaquer des journalistes et des défenseurs des droits humains», a déclaré WhatsApp. 

En effet, c'est le cas de défenseurs des droits humains au Maroc également, selon Amnesty International. 




Dans un rapport publié le 10 octobre 2019 Amnesty International a dénoncé l'utilisation d'un logiciel espion développé par l'entreprise israélienne NSO pour réprimer des défenseurs des droits humains au Maroc.



L'ONG basée à Londres a souligné le cas de deux défenseurs des droits humains : Maati Monjib, intellectuel engagé actuellement visé par une procédure judiciaire, et Abdessadak El Bouchattaoui, avocat spécialiste des droits humains ayant défendu les prisonniers politiques rifains, il s'est réfugié en France, après avoir été condamné en avril 2018, par un tribunal pénal marocain à deux ans de prison pour avoir critiqué en ligne le recours à la force excessive de la part des autorités lors des manifestations du Hirak du Rif. 

Les deux hommes "ont été ciblés à plusieurs reprises depuis 2017" à l'aide du logiciel espion, a indiqué Amnesty, qui a dit également "craindre que les services de sécurité marocains soient à l'origine de cette surveillance" dans le cadre d'une répression "plus large" contre les défenseurs des droits humains dans le royaume.

Dans un rapport préparé par le rapporteur de l'ONU sur le droit de rassemblement et d'association et celui sur la liberté d'opinion et d'expression, avait accusé également le Maroc d'espionnage sur des militants des droits de l'homme en utilisant des logiciels israéliens.

À cet égard, le militant de la société civile Fouad Abdelmoumni a révélé hier mardi sur sa page Facebook que qu'il a reçu un message de WhatsApp, indiquant qu'au moins 100 activistes de la société civile et journalistes (dont au moins 8 du Maroc) ont vu leurs données crapuleusement violées par des services occultes, grâce à l'exploitation de logiciels espions acquis auprès d'une entreprise israélienne. 

"Des Etats, dont l'Etat marocain, se comportent en maffias, mais cela ne pourra éternellement protéger leur oppression et leur corruption", note Fouad Abdelmoumni. 




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