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mardi 26 novembre 2019

Le prisonnier politique rifain Mohamed Bouhennouch annonce une grève de la faim en raison de "harcèlement" et "d'actes de provocation"

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Le prisonnier politique rifain Mohamed Bouhennouch né le 28 /09/ 1997 et condamné à 15 ans de prison ferme en 2017, a annoncé qui'l va entamer une grève de la faim demain mercredi en raison de "harcèlement" et "d'actes de provocation" à l'intérieur de la prison et de "sa situation très désastreuse", selon une publication de lex détenu politique Jawad Sabiri.

                     

Jawad Sabiri a ajouté dans sa publication que le détenu "m'a recommandé d'annoncer à l'opinion publique et à tous les intéressés, qu'il va mener le combat de l'intestin vide à partir de mercredi prochain le 27/11/2019, pour protester contre les représailles exercées par le directeur de l'établissement pénitentiaire et son regroupement avec les prisonniers de droit commun dans le même quartier pour les espionner et les intimider".



Bouhennouch a également demandé à sa défense de lui rendre visite très bientôt afin de communiquer avec elle et de l'informer des derniers développements et des pratiques illégales qu'il subit.

Pour rappel, Mohamed Bouhennouch, a été accusé d'atteinte à la sécurité de l'État, et n'a été entendu par le juge qu'après la présence d'un traducteur, puisqu'il ne maîtrise que le rifain. "C'était le premier jour du Ramadan, à 6 heures du matin, lorsque je me suis réveillé aux cris de mes frères et de mes parents, alors je croyais que c'était le tremblement de terre, il s'est avéré plus tard qu'ils sont venus pour m'arrêter", a-t-il raconté son arrestation devant le juge qui l'a condamné à 15 ans de prison ferme.

Bouhennouch a détaillé également la torture qu'il a subie au moment de son arrestation. "L'un d'eux m'a dit: "Profite du soleil parce que tu ne le verras plus désormais". Et quand je suis arrivé à Casablanca, j'ai été battu. Même si j'étais un meurtrier, Monsieur le Juge, ils n'auraient pas dû me traiter de la sorte".

Le détenu a révélé dans le tribunal que des éléments de la Direction générale de la Sûreté nationale lui avaient demandé de faire des déclarations qui condamnent les leaders de la contestation du Rif Nasser Zefzafi et Nabil Ahamjik, en échange de la clémence dans la poursuite intentée contre lui. 

Mohammed Bouhanouch a expliqué également au juge qu'il a beaucoup souffert depuis son arrestation en évoquant l'horreur qu'il a vécu dans l'avion: des "menaces de la part de membres de la DGSN de me tuer en me jetant de l’avion qui me transférait d’Al Hoceima à Casablanca".



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