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mardi 5 novembre 2019

Maroc. Torture contre les prisonniers politiques rifains et les familles des détenus indiquent qu'elles recourrount aux mécanismes des Nations Unies



Dans un communiqué publié ce 5 novembre, les familles des détenus politiques rifains (Nabil Ahamjik, Zakaria Adhachour, Wassim Boustati, Samir Igith et Nasser Zafzafi) ont déclaré que leurs proches « avaient été soumis à de graves tortures et à des mesures disciplinaires sévères sans justification valable ». 



Quant à la privation des détenus de visites familiales sur une période de 45 jours, les familles ont déclaré que « Nous craignons, à la lumière d’expériences antérieures, que le déni de visite a pour but de couvrir les pratiques de torture qui les ont affectées, en profitant d’un laps de temps suffisant pour dissimuler les effets de la torture ». Dans une vidéo diffusée hier sur la page de l’Association Tafra pour la solidarité et la fidélité, qui regroupe les proches des détenus du Hirak, la mère de Nasser Zefzafi a refusé les mesures disciplinaires visant son fils, notamment l’interdiction de visite familiale pendant 45 jours. «Je ne resterai pas durant toute cette période sans avoir des nouvelles de lui». 

Dans le communiqué publié ce mardi, les familles des six détenus ont demandé instamment au Conseil national pour la prévention de la torture du Conseil national pour les droits de l’homme « d’arrêter la torture, d’ouvrir une enquête urgente et d’envoyer des médecins légistes examiner la santé des détenus ». Et dans la vidéo diffusée hier, le père de Nasser Zefzafi s’était adressé à la présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Amina Bouayach, en la sommant de «faire son travail ou de démissionner».

Les familles des détenus ont averti également qu'elles recourront aux mécanismes des Nations Unies s'il n'y a pas d'enquête urgente et impartiale concernant la torture. « Nous informons l’opinion publique nationale et internationale que, si le ministère public ne joue pas son rôle en ouvrant une enquête urgente et impartiale conformément aux exigences légales en matière d’incrimination de la torture, et dans le cas du Mécanisme national de prévention de la torture, nous aurons recours aux mécanismes des Nations Unies ratifiés par le Maroc (…) et à « une intervention urgente du rapporteur des Nations unies sur la torture afin de préserver la vie de nos enfants et de protéger leur intégrité physique et psychologique ».



À cet égard, la défense de Nabil Ahamjik condamné à 20 ans, a indiqué après une visite au détenu que celui-ci a été victime de torture lors de l'application des mesures disciplinaires par la direction des prisons. 

De son côté, l’Association marocaine des droits humains a exigé une nouvelle fois une enquête indépendante. Pour l’ONG, cette investigation devra se pencher sur les propos de Nasser Zefzafi pour établir les faits de torture dont il dit avoir été victime. 






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