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mercredi 20 novembre 2019

Mustapha Ramid considère la chanson "Vive le peuple" «provocatrice et offensante» envers les institutions de l’Etat marocain

Mustapha Ramid/DR

En réaction à la chanson "Vive le peuple" qui a coulé beaucoup de l'encre, même dans la presse internationale, le ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme, Mustapha Ramid, a considéré lors d’une réunion de la commission parlementaire de la Justice à la Chambre des conseillers que la chanson en question est «provocatrice et offensante» envers les institutions de l’Etat marocain, rapporte le site Yabiladi



De même, le ministre marocain a estimé que «la situation des droits humains au Maroc s’améliore, quoique lentement, puisque nous ne sommes pas dans un pays aux traditions démocratiques», et pour se défendre, il a cité le mouvement des Gilets Jaunes en France comme exemple: «Vous avez vu ce qui s’est passé samedi dernier en France ? Plus de 50 manifestants ont été touchés». Des propos qui ont été repérés par Yabiladi. 

Pour rappel, les autorités marocaines ont opté pour établir la censure face à la colère exprimée avec des paroles vindicatives dans les chansons du rap. Le ministère marocain de la culture, avait annoncé l'interdiction de tout acte, manifestation, chanson ou activité liée au rap après la chanson "Vive le peuple", qui a été vue par plus de 15 millions de personnes depuis sa mise en ligne sur YouTube le 29 octobre dernier, et dont Simo Gnawi, un chanteur qui fait partie de trio de rappeurs auteurs de la chanson a été envoyé en taule.

Simo Gnawi est poursuivi officiellement pour atteinte à l'honneur de policiers en exercice. Les faits pour lesquels il est inculpé remontent, selon la police, à une date antérieure à la chanson, mais de nombreux soutiens du rappeur affirment le contraire. 


Son avocat Mohamed Zayen affirme que la vidéo qui le montre en train d'insulter des policiers ne constitue pas une preuve juridique car il avait subi la violence arbitraire des forces de l'ordre.

S'il est reconnu coupable, le chanteur risque jusqu'à deux ans de prison et une amende.

Amnesty International a qualifié l'arrestation de Gnawi d'"atteinte flagrante à la liberté d'expression" et a appelé à ce qu'il soit libéré.




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