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mercredi 20 novembre 2019

Nasser Zefzafi et ses camarades reprennent la grève de la faim

Caricature: Ghiles Aïnouche.

Un communiqué de Tamek scandalise les défenseurs des droits humains au Maroc.




Les 6 détenus du Hirak du Rif Mohamed AL HAKI, Nabil AHAMJIK, Nasser ZEFZAFI, Samir IGHID, Wassim BOUSTATI et Zakaria ADEHCHOUR, embastillés à la prison Ras El Ma à Fès ont présenté un préavis de reprise de grève de la faim, après que la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a refusé de satisfaire leurs revendications. “Des revendications illégitimes”, selon la DGAPR.

La DGAPR explique dans un communiqué que les détenus en question revendiquent un “traitement de faveur”, à savoir recevoir la visite de personnes en dehors des membres de leurs familles, prolonger leurs appels téléphoniques ou encore doubler leur ration de nourriture aux repas et de leur donner des légumes crus. 

Le communiqué de la DGAPR dirigée par Mohamed Saleh Tamek, un ancien soutien du Polisario emprisonné par le régime de Hassan II, et devenu patron de la Haute délégation des prisons après avoir retourné sa veste a scandalisé les défenseurs des droits humains et les activistes de la société civile.

L'ancien prisonnier politique sous le régime de Hassan II Fouad Abdelmoumni s'est directement adressé à Tamek en disant dans une publication sur les réseaux sociaux: "M. Tamek, ce que vous rejetez pour les détenus du Hirak nous l'avons obtenu toi et moi au plus fort des années de plomb à la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt. Niez-vous que nous recevions des visites de ceux qui n'étaient pas des membres de nos familles, et que nous recevions des repas crus et les cuisinions dans les années les plus sombres de l'oppression ? Comment votre volonté ose cette absurdité ?"



À cet égard, le président de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) Aziz Ghali, a révélé que les familles des détenus du Hirak du Rif présenteraient des témoignages confirmant que leurs fils avaient été torturés, tout en révélant des nouveaux faits sur la tentative de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) de dissimuler ces faits mercredi 27 novembre devant la presse.

Le président de l'AMDH a souligné également que les détenus du Rif ont le droit d'exiger un traitements de faveur parce qu'ils sont des prisonniers d'opinion et non des détenus de droit commun, avant d'expliquer: "Ces prisonniers ont le droit de tenir des réunions, procéder à des visites et de poursuivre leurs études, elles sont des revendications légales parce qu'ils sont des prisonniers politiques et ne représentent aucune menace pour la société".

Aziz Ghali a précisé que pendant les années de plomb, "en tant qu'étudiants, nous rendions des visites à des prisonniers politiques à la prison de Kenitra, bien que nous n'étions pas leurs proches", ajoutant qu'"il est bien connu, même au niveau international, que les prisonniers d'opinion bénéficient d'un traitement de faveur tels que la surveillance de la situation politique, et d'autres mesures préférentielles parce qu'ils n'incarnent aucun danger.”





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