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Ali Aarrass, citoyen belgo-rifain emprisonné depuis 2008 sans aucune preuve tangible de son inculpation

Citation d'Ali Aarrass Ali Aarrass, citoyen belgo-rifain emprisonné pour "appartenance à un groupe ayant l’intention de commet...

Citation d'Ali Aarrass

Ali Aarrass, citoyen belgo-rifain emprisonné pour "appartenance à un groupe ayant l’intention de commettre des attentats terroristes" depuis 2008 sans aucune preuve tangible de son inculpation. Né à Melilla, il y grandit y étudie jusqu’à rejoindre adolescent, sa mère divorcée qui vit à Bruxelles. Bien que né sur un bout de territoire espagnol depuis plus de cinq siècles, Ali Aarrass ne bénéficie pas de la nationalité espagnole.


Depuis son emprisonnement, il se bat pour faire reconnaître son innocence et dénoncer les mauvais traitements dont il est la victime. Il a été arrêté pour la première fois en Espagne à la fin de 2008 et accusé de trafic d'armes, mais a été acquitté de ces accusations. Cependant, l'Espagne l'a extradé vers le Maroc en décembre 2010. «Condamné pour des aveux obtenus sous la torture», selon Amnestey International. «Il a en effet été déclaré coupable d’avoir fait partie d’un groupe criminel suite à un procès inique. À la suite de son extradition vers le Maroc, Ali Aarrass a déclaré avoir été maintenu au secret et torturé 12 jours durant dans un centre de détention géré par la Direction générale de la surveillance du territoire. Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, Juan Mendez, a conclu après une expertise médicale que les marques sur son corps étaient compatibles avec ses allégations», ajoute Amnestey International.

               
Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a en outre déterminé qu’il avait été condamné à l’issue d’un procès inique s’appuyant sur des « aveux » obtenus sous la torture. En 2015, Ali Aarrass a observé une grève de la faim de 72 jours pour réclamer sa libération.

«Le prisonnier Ali Aarrass est innocent, victime d’un jugement politique ou d’un acharnement politico-judiciaire d’un autre temps», estime Mouedden Mohsin, président de l'association "Les Ambassadeurs de la Paix". 



«La tragédie d'Ali Aarrass révèle également le silence complice de ces intellectuels, médias, politiques qui par amitié au Makhzen (et non au Maroc) préfèrent le silence, pire, la complaisance. Sachons également remercier (là, ou ce ne serait qu’un devoir), ceux qui, dans les médias, politiques et intellectuels belges sont mobilisés» dénonce Mouedden Mohsin, en ajoutant: «J’aimerais dire un mot sur les sceptiques, ceux qui sont persuadés ou pensent qu’Ali Aarrass est probablement, peut-être coupable. Ceux-là font dès lors fi de toutes les enquêtes crédibles, méprisent toutes ces associations des Droits de l’Homme, pour préférer une Justice marocaine réputée pour ses méthodes expéditives où la torture n’est qu’un symptôme grossier d’une Justice malade ou, au mieux, sous emprise».

Le calvaire répugnant d'Ali Aarras prendra fin l’année prochaine. En avril 2020, Ali Aarrass sortira de prison, au Maroc, pour revenir en Belgique, indique La capitale.


C’est l’histoire d’une terrible condamnation. «Notre première préoccupation est sa santé», disent ses proches.