Plate-forme d'informations sur le Rif et l'Afrique du Nord

Breaking

Post Top Ad

Your Ad Spot

jeudi 19 décembre 2019

Les insultes à caractère raciste contre les prisonniers politiques rifains: une attitude coloniale, et il est temps de briser ce tabou

DR
On a vu ces trois dernières années, des insultes à caractère raciste portées à leur paroxysme. Proférées par des policiers marocains et des représentants du pouvoir central à l'encontre notamment des prisonniers politiques rifains, tels "fils de pute", "fils d'espagnols" (sic) et "apaches" [un terme utilisé pour la première fois par Hassan II en 1984]. 

Un article qui avait été publié initialement par le défunt magazine en ligne Tabrat, et qui qualifiait ces insultes d'attitude coloniale.

La haine vouée par le régime marocain envers les Rifains est dans les gênes, on ne va pas changer, du jour au lendemain, une culture séculaire connue pour sa haine viscérale envers le Rif et tout ce qui en dépend : son peuple, sa culture et son insoumission…

Les insultes, les offenses à la dignité des Rifains sont récurrentes et cela ne date pas d’aujourd’hui. Elles ne sont pas de simples bavures, elles sont volontaires, encouragées même, pire c’est un appel à la haine. Dans le Rif, les représentants du pouvoir central usent à volonté, de la violence de l’injure abjecte en uniforme, ce que les Rifains ne peuvent tolérer. Injurier un Rifain quelconque, c’est faire injure à tous les Rifains, c’est piétiner leur humanité.

Une vague de dénonciations,  d’indignations, de condamnations et d’offense au peuple rifain sur les réseaux sociaux, qui fut amorcée dans la foulée de l’affaire de Zaid à Ayt Nsar [un policier marocain qui avait insulté les Rifains sur Facebook], et celle de l’épouse du chef de la zone sécuritaire à Al Hoceima qui remonte à quelques semaines. Ces affaires est l’arbre qui cache la forêt. Par ailleurs aucune réaction officielle du ministre de l’intérieur marocain ni d’aucun responsable hiérarchique dans l’administration marocaine, ni de personne d’ailleurs et dans ce mouvement d’indignations, seuls les Rifains semblent être touchés par ces propos.

Le pouvoir marocain et les rifains, je t’aime moi non plus

Les agents de makhzen ont toujours fait preuve d’agression verbale à caractère raciste, et le pouvoir marocain n’est pas du tout crédible et n’inspire pas le moins du monde confiance à la population dont il est censé être le « protecteur ». Les auteurs de ces propos abjectes et racistes ne sont aucunement soumis à un contrôle, ni inquiétés. Aussi, il faut nommer le problème comme il se doit, il s’agit bien d’une attitude coloniale, et il est temps de briser ce tabou. Les Rifains, à leur tour, doivent réaliser cela, car c’est extrêmement grave. Comment dans ces conditions, se permettre de parler d’une quelconque citoyenneté !

Cette relation tumultueuse a toujours fait débat, et des histoires d’agressions verbales rifanophobes rapportés par les journaux locaux, et Tabrat.info ne fait que remettre au goût du jour cette relation plus que heurtée et ce désamour ancestral.

Le policier marocain, censé être protecteur de la sécurité des personnes et des biens, ne connait pas ce que ça veut dire le respect des règles élémentaires de courtoisie, le civisme, la bienséance des attitudes vis- à-vis de la population rifaine, et illustre un problème qui ne peut être posé que par le fait colonial et par une entreprise coloniale.

Cet article a été publié initialement sur Tabrat.info 



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Post Top Ad

Your Ad Spot

Pages