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samedi 21 décembre 2019

Maroc: «Tous les utilisateurs de Facebook sont en liberté provisoire»

Khaled Gueddar/DR
Au Maroc, le régime ne s'arrête pas d'évoluer, il est entrain de passer d'un régime autoritaire à un régime totalitaire, tirent la sonnette d'alarme certains observateurs. 

De nombreux internautes ont été arrêtés sur fond de publications sur Facebook ou sur YouTube, un lycéen né en 2001 a été condamné à trois ans de prison ferme à Meknès pour une publication sur Facebook jugée attentatoire au roi. Et un défenseur des droits humains connu sous le surnom Ghassan Bouda dans la région de khenifra a été poursuivi en état de détention sur fond également de publications sur Facebook. 


Le président de l'Association marocaine des droits humains Aziz Ghali, a déclaré que la poursuite du militant des droits de l'homme Abdelali Bahammad, alias "Ghassan Bouda", accusé d'avoir fait l'éloge de ceux qui portent atteinte aux valeurs sacrées, sur fond d'anciennes publications qu'il avait postées sur son compte Facebook, signifie que "tous les utilisateurs de Facebook sont en liberté provisoire".

"Le cas de Ghassan Bouda montre que l'État attend l'occasion de poursuivre les militants des médias sociaux pour des publications antérieures", a ajouté Chali dans une déclaration au site Achkayen.

Le président de la plus grande association de défense des droits humains au Maroc a fait part d'une "grande préoccupation concernant la situation de la liberté d'expression dans l'espace numérique", notant qu'en plus de Bouda, nous trouvons le cas du mineur qui a été condamné à trois ans de prison ferme pour un simple post sur Facebook, et il y a également le youtubeur Moul Kaskita, ainsi que la poursuite d'autres militants des droits de l'homme.

Aziz Chali a indiqué qu'au lieu d'ouvrir la voie aux utilisateurs de l'espace numérique pour exprimer leurs points de vue, dans le cadre de soi-disant le journalisme citoyen, l'État recourt une fois de plus à terroriser tout le monde en émettant des peines très strictes qui rappellent les années de plomb.

Le président de l'Association marocaine des droits humains a noté que sous le règne d'Hassan II, un poète s'appelle Qytouni a été condamné à 15 ans de prison ferme pour un poème, et aujourd'hui ces pratiques sont de retour pour se mettre en travers de la liberté d'expression.



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