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Un ancien ambassadeur du Maroc auprès des Nations Unies risque une peine de prison allant de cinq à dix ans aux États-Unis

Abdeslam Jaidi en compagnie de l’anciennne secrétaire d’Etat Hillary Clinton, lors de son arrivée à Marrakech en novembre 2009. Crédit : A...

Abdeslam Jaidi en compagnie de l’anciennne secrétaire d’Etat Hillary Clinton, lors de son arrivée à Marrakech en novembre 2009. Crédit : AFP.

Les procureurs de New York ont ​​accusé un ancien ambassadeur du Maroc auprès des Nations Unies et d'autres personnes de fraude sur les visas, et d'avoir amené des travailleurs aux États-Unis en utilisant de faux contrats de travail puis de les exploiter, rapporte l'agence Reuters ce lundi.



Abdeslam Jaidi, son ex-épouse Maria Luisa Estrella et son frère Ramon Singson ont recruté plus de 10 travailleurs des Philippines et du Maroc depuis environ 2006, selon l'acte d'accusation déposé auprès du tribunal fédéral de New York.

Les demandes de visa indiquaient que les travailleurs seraient employés comme personnel administratif ou technique au consulat ou à la mission marocaine des Nations Unies, et certains incluaient de faux contrats de travail, a-t-il indiqué.

Au lieu de cela, les travailleurs ont été utilisés comme chauffeurs personnels, aides domestiques et aides agricoles, selon l'acte d'accusation.

Ils touchaient de bas salaires - parfois moins de 500 $ par mois - et travaillaient de longues heures sans congé. Certains ont dû remettre leur passeport, a également indiqué l'acte d'accusation.

«Cette affaire envoie un message fort selon lequel l'immunité diplomatique n'équivaut pas à l'impunité», a déclaré Martina Vandenberg, la directrice du Human Trafficking Legal Center, basé à Washington à l'agence Reuters. 

«Même des diplomates de haut rang peuvent être appelés à rendre des comptes s'il y a des allégations de fraude et d'exploitation de visas.»

Jaidi a été ambassadeur du Maroc auprès des Nations Unies, rappelle Reuters. 

Les accusations portées contre l’ancien diplomate marocain, son ex-épouse et le frère de celle-ci ont été déposées jeudi devant le tribunal de district américain de White Plains, dans l'Etat de New York. Les trois ont été inculpés de «complot en vue de commettre des délits et de fraude et de complot pour inciter des étrangers à entrer dans le pays et à y résider». Ces poursuites sont passibles de peines de prison allant de cinq à dix ans, estime de son côté le site Yabiladi