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Amnesty International appelle la ministre espagnole des Affaires étrangères à faire référence aux droits humains lors de sa visite au Maroc

Arancha Gonzalez Laya, assiste à la session plénière de clôture du Forum économique mondial sur l'Afrique (FEM) au Cape Town Internati...

Arancha Gonzalez Laya, assiste à la session plénière de clôture du Forum économique mondial sur l'Afrique (FEM) au Cape Town International Convention Centre, Afrique du Sud, le 6 septembre 2019. [EPA-EFE/NIC BOTHMA]
Amnesty International (AI) a exhorté aujourd'hui la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, qui se rend au Maroc vendredi, à appeler ce pays à respecter l'exercice des droits humains, en particulier au Sahara occidental et dans le Rif.

"Amnesty International appelle le ministre à intervenir auprès des autorités marocaines pour promouvoir activement le respect de l'exercice de la liberté d'expression, de réunion et d'association pacifique, en particulier en ce qui concerne le Sahara occidental et le Rif", a déclaré Amnesty International dans une note.

Amnesty International a appelé les autorités marocaines à abroger les lois qui criminalisent la liberté d'expression, à empêcher l'usage excessif de la force contre les manifestations pacifiques et à autoriser la légalisation des organisations indépendantes.


L'organisation a recommandé que le chef de la diplomatie espagnole demande au gouvernement marocain de "mettre fin à l'intimidation des activistes, des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme, ainsi qu'à leurs poursuites sur des accusations de motivation politique apparente".

La communiqué rappelle qu'en 2019, au moins cinq personnes ont été condamnées à des peines de prison pour "insulte" à des fonctionnaires, et que 43 personnes purgent des peines allant jusqu'à 20 ans pour avoir participé aux soulèvements sociaux dans la région du Rif en 2017.

La responsable concernant le Maroc d'Amnesty International en Espagne, Olatz Cacho, a déclaré sur la même note que le Maroc "viole les droits humains, notamment en ce qui concerne la liberté d'expression, les droits des femmes et des personnes LGBTI, et les droits des migrants et des réfugiés".

Selon une récente enquête nationale sur la prévalence de la violence à l'égard des femmes, plus de la moitié des femmes marocaines ont subi une forme de violence, mais seulement 6,6 % des victimes ont porté plainte en raison d'un manque de confiance dans les autorités.

Amnesty International a également demandé l'élimination des fils barbelés concertina sur les clôtures de Ceuta et Melilla, du côté marocain de la frontière, en raison du danger qu'ils représentent pour les migrants lors des assauts massifs contre les deux villes espagnoles.

Par EFE