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lundi 20 janvier 2020

Bouda Ghassan depuis la prison:« Ne laissez pas ma mère seule.. Je suis son unique fils après la mort de mon frère »

Bouda Ghassan/DR

Le militant Abdelali Bahmad, dit Bouda Ghassan, condamné à deux ans de prison ferme pour «outrage à l’emblème et aux symboles du royaume», dit communément «atteinte au sacré», a appelé depuis la prison locale de Khenifra, où il purge sa peine de prison, tous ceux en solidarité avec lui, à ne pas laisser sa mère seule, rapporte le site Al3omk

Il a dit à cet égard: «Vous savez que je suis le fils unique de ma mère avec mes trois sœurs après la mort de mon jeune frère dans un accident de la circulation, je vous appelle à soutenir ma mère comme ses fils et ses filles, pour remplir, d'une certaine manière, le vide que j'ai laissé par rapport à mon absence forcée, n'épargnez pas vos visites pour elle. Bouda est debout et restera debout, peu importe à quel point le temps est dur, mon amour sincère pour vous tous». 


Le détenu a ajouté, dans le message transmis par sa sœur lors d'un appel téléphonique, selon une communication diffusée par "le Comité de Bouda pour soutenir les prisonniers politiques", en disant: «Mes camarades à Ajelmous, à Khenifra et dans tout le pays, je vous salue chaleureusement et je vous remercie beaucoup pour votre solidarité avec moi et avec ceux qui ont été touchés par les menottes de la répression de la liberté d'opinion et d'expression dans cette campagne frénétique». 

"Le Comité de Bouda pour soutenir les prisonniers politiques" a rendu une visite mercredi dernier à la famille de Bouda pour relever son moral, soulignant dans une déclaration qu'ils «ont discuté au domicile du détenu politique les futures mesures que le comité et la famille du détenu prendront pour défendre l'innocence de Bouda contre des accusations fabriquées, et pour défendre son droit d'expression et celui des fils de peuple», indique Al3omk. 

Bouda Ghassan purge une peine de deux ans de prison. Le jugement, comme les poursuites, est basé sur le contenu d'une publication Facebook, où le militant approuve le geste d’une manifestante qui avait brûlé le drapeau national, lors d’une marche tenue en octobre 2019 à Paris en solidarité avec les détenus du Hirak du Rif, rapporte de son côté Yabiladi





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