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31 janv. 2020

Le maire de Cadix inaugure un hommage au mouvement du Rif et exprime son engagement envers le peuple du Rif


Le maire de Cadix, Jose Maria Gonzalez, a ouvert jeudi 30 janvier la journée d'hommage au mouvement du Rif et de reconnaissance pour la défense des droits humains des prisonniers politiques, à la Casa de Iberoamerica. Une journée organisée par l'Association Pro Droits de l'Homme d'Andalousie (APDHA) et dont l'objectif est d'analyser la situation que vit le peuple du Rif, d'exiger la libération des prisonniers politiques et de demander au gouvernement espagnol et à l'Union européenne de cesser de regarder ailleurs et de rompre leur connivence avec le Maroc.

Accompagné par le président de l'Association des droits de l'homme de Cadix, Rafael Lara, par l'activiste et représentant du mouvement du Rif, Reda Benzaza, et par la conseillère aux affaires sociales, Helena Fernandez, la maire a vivement critiqué la "répression et l'oppression avec des peines allant jusqu'à 20 ans de prison" dont sont victimes des personnes "qui voulaient pacifiquement se battre pour leurs droits, qui ne pouvaient plus supporter le joug du gouvernement marocain qui non seulement faisait pression, mais se noyait directement".


"Face à cette violation des droits de l'homme, il n'y a pas de place pour l'indifférence", a souligné M. González, qui a regretté la connivence et la passivité dont ont fait preuve l'Espagne et l'Union européenne dans cette affaire : "Les gens s'exilent alors que le gouvernement espagnol et l'Union européenne ferment les yeux pour ne pas déranger l'État marocain". "Mais ici, dans cette ville, un Cadix que nous connaissons comme peu d'autres peuples, combien il est nécessaire de se battre et de lutter pour un avenir, nous n'allons pas rester les bras croisés. Nous ne détournons pas le regard".  Et il a exprimé son engagement envers le peuple rifain, tout en réaffirmant son engagement envers le peuple du Sahara. Il a également dénoncé les injustices qui se perpétuent en Palestine ou aux frontières du monde.

"Nous voulons mettre en évidence les graves violations des droits de l'homme, nous voulons continuer à tisser des liens, à renforcer les relations et à jeter des ponts. Nous voulons continuer à apprendre de vous, à apprendre des gens qui ont fait de la résistance leur mode de vie".

Et le maire a conclu son discours en tendant la main au peuple rifain, "qui dans notre pays, dans la ville de Cadix, a un allié loyal et fidèle".

A la fin, Reda Benzaza a lu une lettre d'un prisonnier politique du Rif, "injustement condamné - à 20 ans de prison - dans le cadre du mouvement populaire du Rif, qui a étonné les cinq continents avec ses marches civiques et pacifiques. Et malgré cela, la réponse de l'État marocain est venue le 26 mai 2017, "avec une intervention excessivement répressive : arrestations arbitraires, tortures, raids sur les maisons, enfoncement des portes, insultes aux citoyens nous appelant fils et filles d'Espagnols...". Cette lettre, écrite depuis sa "cellule sombre, froide et fermée" où il se sent "assiégé", relate les tortures qu'il a subies et les 15 mois qu'il a passés dans une seule cellule d'isolement avant d'être "injustement" condamné à 20 ans par le tribunal de la Maison Blanche. Depuis 2019, il est détenu à la prison de Fès. Et tout cela, "sans avoir commis de crime ni de charge, juste à cause de mon désir de me réveiller un jour et de trouver un monde démilitarisé, des frontières ouvertes et une humanité vivant en paix sur cette magnifique planète que nous partageons".

La lettre se termine par ces mots : "J'espère que ma prison deviendra votre liberté, ma mort votre vie et ma défaite votre victoire".

Lire l'article en espagnol sur Transparencia 


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