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Pour le salafiste Hassan Kettani, le nouvel an amazigh est une fête "païenne visant à diviser les musulmans au Maghreb islamique"

Hassan Kettani/DR Le salafiste Hassan Kettani, connu pour ses positions radicales et ses attaques vis-à-vis de la culture amazighe et ...

Hassan Kettani/DR

Le salafiste Hassan Kettani, connu pour ses positions radicales et ses attaques vis-à-vis de la culture amazighe et la modernité en général a estimé dans une série de publications sur sa page Facebook que la fête du nouvel an amazigh est « païenne » et rappelle l’ère anté-islamique, affirmant que l’ensemble des érudits musulmans ont décidé d’interdire la célébration des fêtes préislamiques arabes, perses ou berbères d’avant l’islam.


Le cheikh salafiste s’est interrogé dans son message sur « la relation des musulmans avec un roi païen mythique appelé Sheshonq, qui a vaincu un autre pharaon païen dans une bataille imaginaire dont il n’existe aucune preuve.»

Et d’ajouter :« Quelle source crédible prouve ces événements? Ou est-il seulement question de diviser et de disperser les musulmans en peuples rivaux pour que les arrogants puissent les diriger et piller leurs richesses ? »

Le salafiste a conclu que l’année amazighe « n’est qu’une légende visant à diviser les musulmans au Maghreb islamique » (sic). 

Le salafiste en question a été incarcéré en février 2003 pour son activisme, puis rejugé suite aux attentats de Casablanca survenus le 16 mai 2003, et condamné à 20 ans de prison ferme pour « association de malfaiteurs », avant d'être amnistié avec d’autres cheikhs salafistes quelques années plus tard.

En 2017, il a tiré à boulets rouges sur les activistes du Hirak du Rif ayant appelé à boycotter la célébration de l’Aïd al-Adha sous le slogan “Pas de fête pour nos familles alors que leurs détenus sont en prison”. Hassan Kettani était parmi les extrémistes salafistes allant même jusqu’à demander les pires des châtiments contre ceux et celles qui remettent en question ce rituel sacré, en référence aux familles des prisonniers politiques rifains.