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jeudi 2 janvier 2020

Un militant écologiste condamné à six mois de prison ferme pour avoir contesté l’installation d’une propriété du prince héritier émirati sur des milliers d’hectares

Rachid Sidi Baba/DR
Première condamnation à la prison ferme pour un délit d'opinion en 2020. Rachid Sidi Baba un militant écologiste à Tata a écopé de six mois de prison, et une amende de 500 dirhams. La justice l’a accusé d’«insulte à un fonctionnaire en exercice».

L'affaire remonte au 24 décembre dernier, le militant avait été arrêté à la suite de la diffusion d’une vidéo en direct sur Facebook, alertant sur «des entrepreneurs émiratis qui dépouillent la région de ses richesses naturelles». Dans ce passage, Rachid Sidi Baba apparaît près de ce qui est communément appelé dans la région «le palais émirati», dans l’oasis d’Akka, à 60 kilomètres de Tata, indique le site Yabiladi


Depuis les lieux, le militant a appelé à une manifestation devant ce site, pour contester l’installation d’une propriété du prince héritier émirati sur des milliers d’hectares, représentant selon lui un danger pour l’équilibre écologique local de la faune et de la flore. Après quoi, la police est intervenue pour l’arrêter, ajoute la même source. 

En effet, l'emprisonnement du militant Rachid Sidi Baba vient dans une atmosphère sociale tendue et marquée par des procès politiques en série, notamment des personnes qui se sont exprimées sur les réseaux sociaux. Le régime tente de museler cet espace après que des critiques acerbes ont été destinées au roi sur les réseaux sociaux. 

"Les Émirats arabes unis ont toujours été sacrés, mais après la crise du Golfe, ils sont devenus plus sacrés comme l'Arabie saoudite et le Qatar. Parce que Rabat veut plaire à tout le monde, même au détriment de l'honneur des gens", note le journaliste Saïd Salmi dans une publication sur Facebook. 

"A chaque fois qu’ils peuvent, le Makhzen honni et sa justice téléphonée s’en prennent aux militants qu’ils appartiennent à la société civile ou a des associations. Ils s’en prennent d’autant plus violemment et d’autant plus rapidement que ces derniers sont éloignés de l’épicentre du pouvoir. Ouarzazate, Layoune, Smara, Agadir, Al Hoceima et aujourd’hui Tata...... le Makhzen compte sur l’éloignement pour que la répression passe en toute discrétion. C’est oublier un peu vite Internet et les réseaux sociaux. Alors dénonçons encore une fois la condamnation de notre ami Rachid Sidi Baba, militant écologiste par le Tribunal de Tata à six mois de prison ferme pour avoir dénoncé le pillage de la faune Tataouie par les arabes du Golfe", dénonce de son côté le chroniqueur Salah Elayoubi.




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