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jeudi 6 février 2020

88% des Marocains sont contre le fait d'avoir des relations sexuelles hors mariage

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Bonjour l'hypocrisie. Selon les résultats d'un sondage mené par une société spécialisée et publié mercredi, 88% des Marocains sont contre le fait d'avoir des relations sexuelles hors mariage. Ce sondage a été mené dans un pays où il y a 600 cas d'avortements clandestins par jour selon l'AMDH, et 50.000 enfants abandonnés chaque année, et en moyenne 24 bébés jetés à la poubelle par jour, selon la militante féministe Aïcha Ech-Chenna (le lien). Ci-dessous une dépêche de l'agence espagnole Efe. 


88% des Marocains sont contre le droit de deux personnes à avoir des relations sexuelles sans mariage, selon les résultats d'un sondage mené par une société spécialisée et publié mercredi par le journal "L'Economiste".

À la question "Pensez-vous que deux adultes consentants ont le droit d'avoir des relations sexuelles en dehors du mariage", seuls 9% des répondants ont répondu par un "oui" sans équivoque, alors que l'écrasante majorité s'est déclarée contre.

De tous ceux qui s'y opposent et à qui l'on a demandé leurs motifs, seuls 9% affirment qu'il est " haram" (péché), tandis que les autres se contentent de dire qu'ils s'y opposent par principe et sans donner de justification.


Il est frappant de constater que chez les jeunes, l'opposition est aussi nette (80% dans la tranche d'âge 18-24 ans) que chez les adultes, et même plus forte que chez les personnes âgées.

Le journal interprète le sondage comme une affirmation selon laquelle "la sexualité reste le dernier tabou", et les conséquences de cette situation vont des avortements clandestins (600 cas par jour selon une étude) à l'abandon des enfants dans la rue.

Le code pénal marocain punit les relations extraconjugales ou l'adultère de peines de prison, et un mouvement qui a émergé ces derniers mois pour dépénaliser ces deux questions a obtenu un peu plus de 5.000 signatures de soutien, preuve, selon le journal, que la question est une source de nuisance pour la plupart des Marocains.

Cette association est le "Collectif 490", fondé par plusieurs militants marocains pour les libertés individuelles. Ce nom fait référence à l'article 490 du code pénal, qui stipule que "toute relation sexuelle entre un homme et une femme non unis par un lien conjugal est un crime (...) puni d'un emprisonnement d'un mois à un an".

Bien que les promoteurs du collectif ne l'aient pas mentionné, leur initiative est née dans le feu du débat déclenché par l'arrestation et le procès d'une journaliste de 28 ans, Hajar Raissouni, qui a été condamnée avec son fiancé à un an de prison pour avoir eu des relations sexuelles hors mariage et un prétendu avortement à la suite de ces relations.

Par EFE


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