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mercredi 12 février 2020

Indignation au Maroc après la fuite d'un Koweïtien accusé de viol sur mineur


Un ressortissant koweïtien jugé au Maroc pour le viol d'une mineure s'est enfui du royaume après avoir bénéficié d'une remise en liberté provisoire, a rapporté mardi une ONG marocaine, une affaire qui suscite mercredi l'indignation dans le pays.

Âgé de 24 ans, l'accusé devait comparaître le 11 février pour "attentat à la pudeur avec violence" et "exploitation sexuelle" d'une adolescente de 14 ans.

Placé en détention mi-décembre à Marrakech, l'accusé a "quitté le territoire national, quelques heures après sa libération provisoire, le 28 janvier, malgré les garanties présentées par l'ambassade du Koweït à la justice marocaine", selon l'Association marocaine des droits humains (AMDH), qui cite le président du tribunal de Marrakech.


Sa remise en liberté était assortie d'une interdiction de sortie du territoire. Or, celle-ci n'entrait en vigueur que le surlendemain, selon l'AMDH, ce qui "soulève la question de la non-application du principe d'égalité devant la loi". Le ministère public avait fait appel de la décision de remise en liberté.

Les faits se sont déroulés en juillet, dans un appartement à Marrakech. La famille de la victime présumée avait porté plainte en décembre, conduisant à l'arrestation de l'accusé.

Mais l'affaire a connu des faits de "chantage et de marchandage", qui ont "poussé la famille à retirer sa plainte", affirme encore l'AMDH, qui considère l'intervention de l'ambassade du Koweït comme un "encouragement à l'impunité pour les crimes d'exploitation sexuelle" et "une ingérence dans les affaires judiciaires du pays".

L'ONG, qui s'est constituée partie civile, exige son extradition afin qu'il soit jugé dès la prochaine audience prévue le 17 mars, alors que l'affaire suscite mercredi une vive polémique dans la presse locale et sur les réseaux sociaux.

Plusieurs affaires de crimes sexuels sur mineurs ont défrayé la chronique ces dernières années dans le royaume, suscitant l'indignation des ONG qui dénoncent des condamnations jugées trop clémentes et exhortent les pouvoirs publics à muscler la législation et à renforcer la lutte.

A l'été 2013, la grâce royale un temps accordée par erreur à un pédophile espagnol, Daniel Galvan, avait fait scandale et donné lieu à des manifestations à Casablanca et Rabat.

Par AFP


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