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dimanche 23 février 2020

"La vie pour nous est déjà un cimetière" : les chansons des ultras du club le plus populaire au Maroc font rage sur les réseaux sociaux

Les supporters du Raja Casablanca lors d'un match dans la ville de Rabat (AP)

Dans des pays comme le Maroc, l'Algérie et la Tunisie, les stades de football sont devenus des lieux d'expression pour une jeunesse soucieuse de son avenir, et des chansons ingénieuses sont chantées dans les tribunes contre les autorités. Ces dernières heures, des chansons de ce style correspondant aux ultras du Raja Club Athletic (connu internationalement sous le nom de Raja Casablanca), ont été viralisées à travers divers réseaux sociaux.



Les ultras de ce club marocain populaire, fondé en 1949 par diverses organisations sociales liées à la résistance de ce pays, ont composé une chanson accrocheuse intitulée "F'bladi delmouni ! ("Opprimé dans mon pays !"), qui cumule près de 10 millions de vues sur Youtube et a été reprise par différents utilisateurs sur Twitter, Facebook et Instagram.

Les images montrent les fans euphoriques du stade Mohamed-V, scandant des slogans contre les autorités. "Dans ce pays, nous vivons dans un nuage sombre... Vous avez volé les richesses et les avez partagées avec des étrangers. Vous avez détruit une génération entière", dit un fragment des paroles qui ont été traduites par le compte Twitter @CancionesUltras.

"Cela exprime ce que vivent des milliers de jeunes dans les quartiers populaires", a expliqué Khalid, un fan de l'équipe verte-blanche, lors d'un entretien avec l'AFP.

Une chanson du Raja est également devenue très célèbre, étant donné qu'il est considéré comme l'équipe du peuple, contre son adversaire classique, le Wydad Casablanca, un club plus élitiste de cette ville de l'ouest du Maroc, qui a également son propre recueil de chansons apprécié. Il a une chanson intitulée " Libres et insoumis", qui critique le chômage des jeunes et la privatisation des services publics.

"Ce soir, nous allons régler nos comptes. Dieu seul sait ce qui se passera, en prison ou dans l'ambulance. La vie pour nous est déjà un cimetière", dit la chanson de Raja contre leur plus grand rival dans la ville, dont ils reprochent de "dépenser des millions pour leur équipe" et de "faire du football un business".

Il y a une semaine, de violents affrontements ont eu lieu après un match joué par le Raja Casablanca à Rabat, qui s'est soldé par l'arrestation de 13 personnes pour "participation présumée à des jets de pierres, dommages à des biens publics, possession de couteaux et de fusées éclairantes et violence contre des fonctionnaires", a déclaré la DGSN (police nationale) dans un communiqué.

Les partisans du Raja avaient déjà signalé en décembre dernier qu'ils étaient victimes d'une "campagne massive d'arrestations".

Lire l'article original en espagnol sur Infobae


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