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vendredi 14 février 2020

Le Maroc a coupé l'exportation de poisson à Ceuta à cause de l'eurodéputé Miguel Urbán ?

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Le soutien du Podemos et notamment de l'eurodéputé Miguel Urbán au Rif pourrait être à l'origine de l'asphyxie de Ceuta par le Maroc. C'est l'analyse présentée par le site espagnol El Confidencial.

En effet, Ceuta est approvisionnée en poisson du Maroc depuis des décennies, mais les douanes marocaines ont interdit son exportation sans aucune explication. Environ trois tonnes entraient dans la ville chaque jour. Ils étaient vendus non seulement sur les marchés, mais aussi dans les grands magasins, les bars et les restaurants.

El Confidencial indique que Rabat, comme d'habitude, n'a pas informé les autorités espagnoles et seule la presse marocaine apporte quelques éclaircissements. Ce qui s'est passé à Tarajal est "la conséquence de la décision prise par le Maroc d'effectuer des contrôles plus stricts sur les opérateurs qui fournissent des marchandises à Ceuta", a déclaré mercredi "Le 360", le journal numérique le plus lié au palais royal.


Parfois, le "makhzen", l'entourage du monarque, exprime son mécontentement à l'égard de l'Espagne par des voies surprenantes. C'est ce qui s'est passé, par exemple, à Melilla en août 2010, lorsqu'un comité de "volontaires" a bloqué la frontière, provoquant une pénurie partielle de fournitures dans la ville, ou le 12 août 2014, lorsque quelque 1 200 immigrants illégaux ont soudainement débarqué sur la côte andalouse. Rabat a ainsi répondu aux prétendus affronts que l'armée espagnole et la Guardia Civil ont infligés au roi. Des membres éminents de la société civile marocaine et des habitants de Ceuta et Melilla ayant des liens avec le Maroc soutiennent que Ceuta est désormais le lieu choisi en février pour exprimer leur colère, ajoute la même source.

Podemos et l'eurodéputé Miguel Urbán

L'entrée de Unidas Podemos dans l'exécutif inquiète le "makhzen", et plus encore le soutien qu'il a apporté à la tournée en Espagne des parents de Nasser Zefzafi, le chef de la révolte du Rif qui purge une peine de 20 ans. La formation de Pablo Iglesias a été contenue après son arrivée au gouvernement. Ce n'est pas la ministre de l'égalité Irene Montero qui a reçu les parents le 4 février au Congrès comme elle l'avait fait en 2018 mais Txema Guijarro, un député.

A Cadix, le maire de Podemos, Jose Maria Gonzalez Santos, surnommé Kichi a bien accueilli les parents septuagénaires, Ahmed Zefzafi et Zolikha Sihaddou. Leur tournée en Espagne a également été soutenue par le député européen Miguel Urbán, qui a dirigé un colloque à Madrid et a dénoncé la répression dans le Rif au Parlement européen. Fin 2017, plus d'un millier de militants du Rif étaient emprisonnés alors qu'ils ne sont plus que cinquante aujourd'hui.



Ces dernières semaines, Miguel Urbán est devenu la bête noire du "makhzen". "Visiblement grisé par les effluves puants de la pourtant défunte époque franquiste, le petit Caudillo du parti d’extrême-gauche, Podemos, dont il est le co-fondateur, a enfourché son cheval de bois pour attaquer, de manière donquichottesque, le Maroc", a écrit mercredi Le 360. Mounir Majidi, le secrétaire particulier du roi, est le propriétaire de cette publication, selon les journalistes marocains. Urban a oublié, selon Le 360, que Podemos "est aussi au pouvoir" avec le PSOE.

L'animosité manifestée par Le 360 envers Urbán l'a conduit mercredi à publier la fausse nouvelle de son expulsion de Podemos. "Le parti Podemos, au pouvoir, se débarrasse du très encombrant militant anti-marocain Miguel Urbán", titrait-il en première page de son site internet. Il est vrai que le secteur anticapitaliste de Podemos, auquel appartient le député européen, prévoit de se séparer du parti en mars.

Personne du PSOE n'a reçu le couple Zefzafi dans la péninsule, mais le 10 février, ils ont prévu de se rendre à Las Palmas où les attendait tout le Cabildo de Gran Canaria, y compris les représentants socialistes. Conchi Narváez, la maire socialiste de San Bartolomé de Tirajana, avait également l'intention de les accueillir dans sa mairie. Les parents ont toutefois annulé le voyage dans les îles pour des raisons de santé - la mère est gravement malade - et ont ainsi évité, à leur insu, de provoquer de nouvelles frictions avec le voisin marocain, conclut El Confidencial.


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