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19 févr. 2020

Rif. Assassinés le 20 février 2011 et la vérité n’a toujours pas été établie


DR
Il y a neuf ans à Al Hoceïma, cinq cadavres calcinés, découverts le lendemain du 20-Février 2011 dans une agence bancaire. Ces cadavres sont des jeunes rifains, Jamal, Nabil, Jaouad, Sami, Imad. Ils avaient entre 17 et 26 ans.

Neuf ans plus tard, la vérité n’a toujours pas été établie sur les circonstances de ces morts et les familles des victimes crient au scandale. De nombreuses zones d’ombre dans cette affaire poussent les familles, les acteurs associatifs et une bonne partie de la ville à désigner l’Etat comme responsable. 

La version officielle parle de 5 corps retrouvés après l'incendie d'une banque, lorsqu'ils ont tenté de voler la banque, mettant à profit la manifestation.


Mais les familles des cinq victimes, avec des associations de défense des droits humains dans le Rif, remettent en question cette version, en présentant des preuves qui contredisent totalement la version officielle et en demandant une enquête sur la tragédie, une autopsie des morts et une visualisation des caméras de sécurité de la banque. 

Déclarations de la famille et des amis

Les parents d'Imad, l'un des défunts, ont affirmé avoir des témoins qui ont vu leur fils se rendre chez eux deux heures après l'incendie et qui, en voyant le corps à la morgue, ont vu que ses pieds étaient cassés et ensanglantés, son corps étant reconnaissable comme celui de trois autres des défunts, avec un seul corps complètement détruit. 

Le père et la soeur de Nabil ont déclaré que sa tête a été cassée et que ses chaussures et son maillot n'ont pas été brûlés.

La femme de Jamal a déclaré que son mari n'a pas participé à la manifestation et que, après avoir regardé le football dans un café avec des amis, il est allé acheter du pain et n'a plus été vu. Son corps a été immédiatement emmené à sa famille à Taza pour un enterrement rapide.

Mais plus surprenant encore est la déclaration de la mère de Jawad à qui l'on a présenté le corps de son fils sans dents, alors que son fils avait toutes ses dents. Les dents peuvent-elles disparaître dans un incendie  ?

La performance de la "justice" marocaine

Le procureur a appelé les différentes familles séparément pour les informer des faits. Lorsque les familles ont demandé visionner les enregistrements de la caméra de la banque, le procureur lui-même leur aurait dit que si elles demandaient la caméra, elles risquaient d'être poursuivies par la banque pour les millions de dirhams qui ont disparu dans l'incendie.

Les proches n'ont reçu ni le rapport d'autopsie ni l'analyse ADN de la police. Pour la justice, c'est un sujet clos...


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