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Coronavirus. Le manque de moyens pour pratiquer davantage de tests est dangereux

DR Le lundi 16 mars, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lançait à tous les pays : “Nous avons un message simple ...

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Le lundi 16 mars, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lançait à tous les pays : “Nous avons un message simple pour tous les pays : testez, testez, testez.” Mais qu’en est-il au Maroc et les pays d'Afriques du Nord ?

L'insuffisance des tests signifie que le nombre de personnes infectées est sans aucun doute supérieur aux chiffres officiels. La plupart des systèmes de santé ne sont pas équipés pour faire face à une épidémie de grande ampleur. Comme de plus en plus de personnes tombent malades, les autorités de la région peuvent regretter d'avoir longtemps dépensé plus pour leurs armées et leurs services de sécurité que pour les hôpitaux et les fournitures médicales, estime la grande institution de la presse britannique, The Economist, dans une analyse intitulée "Alors que le covid-19 se répand, les États arabes prennent des mesures de répression".

La stratégie de dépistage massif a prouvé son efficacité en Allemagne et la Corée du Sud, mais bien entendu ceux-ci se sont dotés de moyens financiers, matériels et humains.

L’Allemagne a adopté cette stratégie depuis le premier cas de Covid-19 sur son sol, soit le 27 janvier 2020, et réalise actuellement 500 000 tests de dépistage par semaine, une cadence qu’elle doit à ses fabricants nationaux de réactifs et de dispositifs, note l'Usine Nouvelle.


C’est le cas également de la Corée du Sud qui a effectué plus de 300. 000 tests. Résultat : 9.037 cas ont été confirmés, pour un total de 120 morts. Un choix stratégique réalisé avec succès, dicté en partie par le fait que le pays avait déjà fait des miracles avec ce procédé pour combattre le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2003 et le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) en 2015, indique de son côté le site H24 Info.

D’autres pays voisins de la Corée ont suivi cette démarche comme Singapour ou Taiwan, qui effectuent des dépistages massifs leur permettant de freiner plus rapidement la propagation du virus.

Mais de l'autre côté, d'autres pays ont misé sur les mesures généralisées de confinement, une stratégie qui n'est pas efficace par rapport aux dépistages massifs.

L'insuffisance des tests est dangereux, et peut faire entrer un pays dans des eaux inconnues, parce que cela signifie que le nombre de personnes infectées est sans aucun doute supérieur aux chiffres officiels.

Au Maroc, depuis l’annonce de la détection du premier cas, un peu moins de 900 tests ont été effectués, indique H24 Info le 26 mars dernier. Un chiffre dérisoire qui en dit long de l'état de secteur de santé dans le pays.

Les seuls trois laboratoires qui sont habilités à effectuer les tests sont l’Institut Pasteur du Maroc à Casablanca, l’Institut d’Hygiène de Rabat et le Laboratoire de l’Hôpital d’Instruction Militaire Mohammed V de Rabat. Ces institutions sont les seules à disposer «de locaux adéquats et des personnes hautement qualifiées pour mener ces tests», ajoute la même source.

Et pour justifier et expliquer les raisons de manque de moyens pour pratiquer davantage de tests, les médias marocains se réfèrent à la France. "Mais le Maroc n’est pas le seul à ne pas avoir démocratisé les tests à grande échelle. En France, la question se pose également", contextualise le magasin Telquel. Le même son de cloche donné par H24 Info: "A l’inverse, des pays comme la France ont décidé de limiter les tests de dépistages qu’aux personnes atteintes par le virus. Une politique dictée en partie par le nombre insuffisant de tests disponibles dans le pays".