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Coronavirus. Le Maroc autorise aux ressortissants espagnols et français de rentrer chez eux mais en excluant les ressortissants marocains

            


Le Maroc a suspendu vendredi les liaisons aériennes et maritimes, notamment vers la France, l'Espagne et d'autres pays européens, pour prévenir la propagation du nouveau coronavirus. Cependant, plus tard il a autorisé des vols et d'ouverture de frontière pour permettre aux ressortissants français et espagnols de rentrer chez eux, apparemment après l'intervention de la diplomatie de deux pays.

Mais de l'autre côté, c'est tout le contraire pour les ressortissants marocains bloqués sur les frontières, ils ne peuvent plus rentrer chez eux.

Les Marocains qui ont été bloqués à Ceuta ne savent pas quand ils pourront retourner dans leur pays. Ce vendredi, ils ont erré dans différents quartiers de la ville sans vraiment savoir quoi faire. Depuis la frontière, ils ont été envoyés à la délégation du gouvernement où ils n'ont pas été reçus. De là, avec leurs voitures, ils se sont rendus sur l'esplanade de Chorrillo pour attendre le moment où le Maroc autorisera leur départ vers leur pays d'origine, rapporte El Faro de Ceuta.

Ils sont les protagonistes d'une situation inattendue, de quelque chose qu'ils pensaient ne pas pouvoir arriver. Certains se sont sentis trompés car, lorsqu'ils ont acheté les billets de bateau dans la péninsule, on leur a dit que cela leur donnerait le temps de se rendre au Maroc. Cela n'a pas été le cas. À Ceuta, personne ne leur donne de solution car la décision de fermer a été prise selon le choix du royaume voisin lui-même, ajoute la même source.



Le site Ceuta Actualidad donne le même son de cloche. La fermeture précipitée de la frontière marocaine à six heures ce vendredi matin a entraîné les premières protestations des citoyens qui ne peuvent plus se rendre au Maroc. Des dizaines de voyageurs qui ont pris le premier bateau le matin à partir d'Algésiras ne sont pas arrivés à temps. 

"Ils n'ont pas pensé aux personnes qui sont bloquées ou qui sont en route. Tout cela entraîne des dépenses et on se demande qui va les prendre en charge. Ici, à Ceuta, je n'ai pas de famille et nulle part où aller. Les hôtels sont pleins", se plaint un voyageur qui considère la fermeture de la frontière "inhumaine". "Nous savons que l'Espagne n'a rien à voir avec cela mais le Maroc a laissé ses citoyens en détresse, où sont les droits humains ? Je ne trouve pas de logique. Nous ne le comprenons pas".


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