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10 mars 2020

Lettre à Amina Bouayach, présidente du CNDH

Lettre à Amina Bouayach, présidente du CNDH
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Lettre à Amina Bouayach, présidente du CNDH


Madame,

Nous avons pris connaissance de votre "résumé du rapport" du CNDH sur le Hirak du Rif, dont vous niez catégoriquement les violences, les exactions, les tortures, les abus, les vérités... sur les prisonniers d'opinion rifains. Ces derniers -auxquels- vous avez nié auparavant le caractère de prisonniers d'opinion, à la différence des organisations internationales indépendantes de défense des droits humains, Amnesty international et Human Right Watch (HRW). Qui croire donc Madame ? Qui a-t-il tort ? Qui a-t-il raison ? Vous et votre CNDH ou les deux ONG indépendantes Amnesty international et HRW, qui dans leurs rapports considèrent les activistes du Hirak du Rif comme des prisonniers d'opinion et somment le Maroc de les libérer. Qu'en dites vous des conclusions de ces deux ONG ? Des conclusions de l'AMDH ? Cette ONG locale qui condamne les détentions, les modalités de détention des prisonniers d'opinion rifains et qui oeuvre pour leurs libération ETC...

Votre "rapport" se fonde sur la version des autorités du Maroc. A quoi bon votre CNDH si ce dernier produit des copies des autorités marocaines ? Un copier-coller qui maquille grossièrement les faits, qui inverse les responsabilités et qui pointe toutes les interrogations béantes et les points noirs: Le jeune Imad El Attabi est mort d'une balle. A ce que l'on sache, les activistes du Hirak n'avaient que leurs slogans et non des balles ! Le "cadavre" supposé de Imad a été remis dans un cercueil à sa famille -quelques semaines après sa mort- par les autorités avec une obligation de l'inhumer sans y jeter le moindre dernier regard ! Du jamais vu et nulle part. Ce procédé ou cette cachotterie intrigue par le mystère qui se dégage: Le cadavre remit dans le cercueil était-il bien celui de Imad ? Madame. Si oui, pourquoi donc les autorités ont-ils obligé la famille de l'enterrer sans un dernier regard d'adieu ? Une montagne de questions. Supposons que le cadavre soit de Imad. Quelle certitude que son corps entier ait été enterré et non vidé de tous ses organes juvéniles pour un commerce lucratif et juteux ? Par les temps qui courent, le commerce des organes procure des bonnes sommes. Face à tant de confusion, on est en droit de se poser mille et une questions sur les organes biologiques de Imad . Son coeur? Son foi? Ses poumons ? Ses reins ? ses cellules souches ou moelle osseuse ? etc...

Madame, les autorités marocaines ont signifié à la famille de Imad El attabi un ordre sombre et mystérieux. L'opinion, dans l'impossibilité la plus totale de percer la vérité, est en droit de vous interpeller sur l'intégrité et l'identité du cadavre et /ou le devenir de ses organes majeurs. Les autorités ont ordonné l'inhumation d'un cadavre. Quelle cadavre donc ? son identité ? A- t-il été intégralement enterré ou dépouillé de l'essentiel de ses organes ? 

Cette question épineuse du cadavre mystérieux et supposé de Imad El attabi, à elle seule, annihile toutes vos préjugés et conclusions, le contenu intégral de votre dernier "rapport", ruine toutes vos accusations et exalte toutes vos responsabilités (celles du CNDH) dans les tortures et les injustices faites aux prisonniers d'opinion rifains du Hirak.

Le cadavre supposé de Imad El attabi pointe votre responsabilité face à la vérité, face à la justice, face à l'histoire....

Lhoussain - Comité CSMRM - Montpellier.
10 Mars 2020

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