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Coronavirus: Premier cas de décès dans une prison marocaine

DR La Délégation Générale à l’Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR) a annoncé ce lundi la mort d'un fonctionnaire...

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La Délégation Générale à l’Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR) a annoncé ce lundi la mort d'un fonctionnaire de la prison de Ouarzazate en raison de complications médicales liées au virus de Covid-19.

Pour rappel, la prison de Ouarzazate au sud des montagnes du Haut Atlas, est devenue l'un des principaux foyers de coronavirus au Maroc, avec plus de 270 cas d'infection dont 207 cas recensés parmi les détenus et 62 parmi les fonctionnaires.


Selon le dernier bilan officiel, de ce lundi matin, 4.115 est le nombre total des cas de contamination dans tout le pays, dont 669 ont été guéris et 161 sont morts.



Les militants des droits de l'homme et les familles de prisonniers, en particulier les prisonniers politiques, craignent pour la vie de leurs proches.


Sur les réseaux sociaux, plusieurs activistes ont exprimé leurs craintes et dénoncé la cécité du régime et sa persistance à emprisonner les détenus politiques et d'opinion malgré les avertissements des ONG concernant les dangers du nouveau coronavirus sur la vie des prisonniers.


L’Association marocaine de défense des droits humains (AMDH) avait responsabilisé l'Etat marocain représenté par la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) pour toute menace qui peut compromettre la santé et la vie des détenus, en particulier les prisonniers politiques et d’opinion.

La plus grande association de défense des droits humains au Maroc a qualifié les chiffres préliminaires rapporté par la presse concernant le nombre de personnes infectées dans les prisons d'"une ampleur colossale" et qui "prendent de l'essor".

Amnestey International avait souligné, le 6 avril 2020 alors que les craintes grandissent face à la propagation du Covid-19 dans les prisons, que les autorités marocaines doivent libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes emprisonnées uniquement pour avoir manifesté ou exprimé pacifiquement leurs opinions, dont des dizaines de manifestant·e·s du mouvement du Hirak du Rif, de rappeurs, de blogueurs et de journalistes.