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26 avr. 2020

Coronavirus: premiers cas de contamination dans la prison où sont séquestrés les prisonniers politiques du Rif

DR
La Délégation Générale à l’Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR) a déclaré que cinq cas positifs de coronavirus ont été enregistrés dans la prison locale Tanger I, et il s'agit de deux fontionnaires et trois prisonniers. La même source a indiqué qu'un cas a été enregistré dans la prison de Ras El Ma où sont séquestrés les prisonniers politiques du Rif Mohamed El Haki, Nasser Zefzafi, Samir Ighid, Wassim El Boustati et Zakaria Adehchour, et un autre cas dans la prison de Bourkaiz.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs activistes ont exprimé leurs craintes et dénoncé la cécité du régime et sa persistance à emprisonner les détenus politiques et d'opinion malgré les avertissements des ONG concernant les dangers du nouveau coronavirus sur la vie des prisonniers.




Il faut rappeler qu'une autre prison, en l'occurrence celle de Ouarzazate au sud des montagnes du Haut Atlas, est devenue l'un des principaux foyers de coronavirus au Maroc, avec 270 cas d'infection dont 207 cas recensés parmi les détenus et 62 parmi les fonctionnaires.


Selon le dernier bilan officiel, ce dimanche matin, 4 047 est le nombre total des cas de contamination dans tout le pays, dont 557 ont été guéris et 160 sont morts.


L’Association marocaine de défense des droits humains (AMDH) avait responsabilisé l'Etat marocain représenté par la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) pour toute menace qui peut compromettre la santé et la vie des détenus, en particulier les prisonniers politiques et d’opinion.

La plus grande association de défense des droits humains au Maroc a qualifié les chiffres préliminaires rapporté par la presse concernant le nombre de personnes infectées dans les prisons d'"une ampleur colossale" et qui "prendent de l'essor".

Amnestey International avait souligné, le 6 avril 2020 alors que les craintes grandissent face à la propagation du Covid-19 dans les prisons, que les autorités marocaines doivent libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes emprisonnées uniquement pour avoir manifesté ou exprimé pacifiquement leurs opinions, dont des dizaines de manifestant·e·s du mouvement du Hirak du Rif, de rappeurs, de blogueurs et de journalistes.


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