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14 avr. 2020

L'ONU craint que le coronavirus n'aggrave la situation des femmes au Maroc

DR
L'épidémie de coronavirus et les mesures de confinement vont accentuer la marginalisation des femmes au Maroc sous la forme de violence sexiste et d'un accès réduit au marché du travail, aux services de santé et à la protection sociale, a averti ONU Femmes dans un rapport distribué à Rabat aujourd'hui.

Le document note que la restriction de la circulation peut empêcher les femmes de gagner leur vie et de subvenir aux besoins fondamentaux de leur famille, en particulier pour celles qui travaillent dans le service domestique à distance, les cafés et les salons de beauté.

Dans le même temps, l'agence des Nations unies a rappelé que les femmes jouent un rôle "essentiel" dans la lutte contre la propagation de l'épidémie, puisqu'elles représentent 57% du personnel médical, 66% du personnel paramédical et 64% des fonctionnaires du secteur social.


À ce rôle s'ajoute le travail qu'elles effectuent à la maison, puisque les femmes marocaines consacrent en moyenne sept fois plus de temps que les hommes aux travaux domestiques, et cette situation est encore compliquée par la garde des enfants face aux fermetures d'écoles.

Le gouvernement marocain a décrété le 20 mars dernier le confinement obligatoire, a fermé les frontières à la circulation des personnes et a interdit les réunions, les prières collectives et les activités de passe-temps, ce qui a entraîné une paralysie économique presque totale.

L'ONU-Femmes a également averti que l'épidémie aura des conséquences négatives sur la participation des femmes à l'activité économique, qui avant la crise actuelle était au Maroc l'un des pourcentages les plus bas du monde, 22 % en 2018, contre 48 % de la moyenne internationale.

Il a également souligné que lorsque ce type de crise éclate, les cas de violence masculine au sein du foyer augmentent, rappelant que le taux de violence sexiste est élevé dans le pays et qu'il a atteint 52 % - 6,1 millions de femmes - en 2019, selon les statistiques officielles.

L'effet de la violence domestique est encore aggravé par le confinement médical et la "perturbation" des services judiciaires, médicaux et sociaux qui s'occupent des victimes.

Le rapport avertit que l'orientation d'une grande partie du système de santé au Maroc vers la lutte contre le coronavirus pourrait entraîner une détérioration des services médicaux liés à la santé maternelle et reproductive. 

Par EFE


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