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27 avr. 2020

Maroc. Arrestation d'un défenseur des droits humains et 4222 personnes interpellées ces dernières 24 heures

Des blindés dans les rues de Marrakech, le 23 mars 2020. MAP
La police marocaine a arrêté ce lundi le vice-président de bureau de l'Association marocaine de défense des droits humains à Nador, Omar Naji. L'AMDH a indiqué que Naji a été placé en garde à vue aujourd'hui, et poursuivi pour avoir publié sur Facebook des messages critiquant les pratiques de certains agents de pouvoir à Nador.


La police marocaine a indiqué dans un communiqué relayé par la presse marocaine que 4222 personnes ont été interpellées pour non-respect de la mesure de l’état d’urgence ces dernières 24 heures. Parmi elles, 2215 ont été placées en garde à vue pour la suite de la procédure. 

De l'autre côté, l’ONU s'est inquiétée ce lundi du fait que des mesures et des lois introduites dans certains pays font référence à « des infractions vaguement définies, associées parfois à des peines sévères ».

Reuters rapporte que l'ONU a déclaré que dans 15 pays, les allégations ont été jugées plus inquiétantes, et ces pays sont Afrique du Sud, Nigéria, Kenya, Philippines, Sri Lanka, El Salvador, République dominicaine, Pérou, Honduras, Jordanie, Maroc, Cambodge, Ouzbékistan, Iran et Hongrie.

Ainsi le Maroc est parmi les 15 pays dont la police abuse de la violence sous le pretexte de faire respecter le confinement, selon l'ONU.


L’ONU redoute que de telles mesures puissent être utilisées « pour museler les médias et détenir les critiques et les opposants ». « Les gouvernements ne devraient pas se servir des pouvoirs d’urgence comme d’une arme pour faire taire l’opposition, contrôler la population, ou même rester au pouvoir », a averti la Haut-Commissaire.

La Haut-Commissaire a souligné que les mesures exceptionnelles devraient être « proportionnées, non discriminatoires et limitées dans le temps », et faire « l’objet d’une surveillance parlementaire et judiciaire appropriée ».

A cet égard, la cheffe des droits de l’homme indique avoir reçu « un certain nombre d’informations » émanant de différentes régions dans le monde selon lesquelles la police et d’autres forces de sécurité ont fait un usage excessif et parfois mortel de la force pour faire respecter les confinements et les couvre-feux.

La Haut-Commissaire rappelle que dans certains pays, « des milliers de personnes ont été arrêtées pour avoir enfreint le couvre-feu », jugeant cela « inutile et dangereux » et appelant les Etats à libérer les détenus qui peuvent l’être.

Pour rappel, au Maroc, un mineur de 17 ans, placé en garde à vue dans le cadre d’une violation de l’état d’urgence sanitaire est décédé, dimanche dernier, à la ville d’El Jadida. 

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