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Pour affronter le coronavirus, des médias égyptiens diffusent tout au long de la journée une invocation avec la voix d'Al Sissi

Photo publiée sur les résaux sociaux En Egypte, où elle sévit une dictature militaire brutale qui séquestre plus de 60 000 prisonniers p...

Photo publiée sur les résaux sociaux
En Egypte, où elle sévit une dictature militaire brutale qui séquestre plus de 60 000 prisonniers politiques dans ses geôles, le régime affronte le coronavirus avec... la dou'a (invocation), rapportent plusieurs médias arabophones.

En effet, le 22 mars, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, a fait une invocation lors d'un discours sur le coronavirus à l'occasion de la célébration de la Fête des Mères. L'invocation aurait été dite dans un hadith du prophète Mohamed pour protéger les êtres humains des mauvaises choses et des malheurs, a-t-on dit.


Dès que Al-Sissi a terminé son discours, les médias privés et gouvernementaux du pays ont commencé à diffuser l'invocation en questoin avec la voix du président égyptien tout au long de la journée pendant les pauses de ses programmes et séries, explique le site Raseef22.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux Égyptiens pro-régime ont exprimé leur bonheur après la diffusion de l'invocation avec la voix d'Al-Sissi, notamment les milices électroniques et les trolls embauchés par le régime sur les réseaux sociaux, et qui ont appelé à la diffuser encore largement, indique de son côté le site The New Arab

Mais de l'autre côté, le pas insolite a été moqué et tourné en dérision également par les opposants au régime militaire.






Selon les derniers chiffres officiels, le pays a enregistré 1070 cas d'infections et 71 décès. Le 26 mars dernier, le régime a expulsé le correspondant du quotidien britannique The Guardian pour avoir contesté le décompte officiel des cas de coronavirus dans le pays.

Le correspondant a rendu compte d’une recherche non publiée réalisée par des spécialistes canadiens des maladies infectieuses, estimant une éclosion de plus de 19 000 cas en Égypte. Les scientifiques ont utilisé les données du début mars, lorsque l’Égypte n’avait officiellement que trois cas confirmés.

Le journaliste a été accusé par le régime de « fausse déclaration » et de « propagation de panique ».