Les derniers articles

Post Top Ad

Your Ad Spot

8 avr. 2020

Une farce. Amnestey International et les agences de presse officielles du Maroc et d'Algérie

Capture d'écran
Amnesty International appelle l’Algérie à libérer "immédiatement" tous les prisonniers d’opinion. Au même instant, la même organisation appelle le Maroc également à libérer "immédiatement" et sans condition toutes les personnes emprisonnées uniquement pour avoir manifesté ou exprimé pacifiquement leurs opinions.

Chez les agences de presse officielles de deux régimes, la MAP et l'APS vous allez trouver l'information d'une drôle de façon. Quant à l'agence de presse étatique marocaine la MAP, elle rapporte l'appel d'Amnestey International concernant les prisonniers d'opinion en Algérie tout en omettant celui qui concerne les prisonniers politiques au Maroc. Et réciproquement l'agence de presse étatique algérienne l'APS rapporte l'appel de l'organisation concernant les prisonniers politiques au Maroc tout en omettant aussi celui qui concerne ceux qui sont emprisonnés en Algérie. C'est ce que l'on appelle jouer au con en effet.Le cliché qui n'a rien d'étonnant, en fait, de la part de deux organes qui ont pour rôle de faire de la propagande a été mis en évidence sur les réseaux sociaux, et a été la cible de moqueries de la part des internautes.




Amnesty International a appelé, mardi dernier, les autorités algériennes à libérer “immédiatement et sans condition, Karim Tabbou, homme politique et figure de proue du mouvement de la contestation, ainsi que tous les prisonniers d’opinion incarcérés en Algérie“.

Selon l'organisation, M. Tabbou est maintenu en détention à l’isolement depuis six mois, depuis son arrestation le 12 septembre 2019. Le militant politique n’est autorisé à quitter sa cellule qu’une heure par jour et n’est pas autorisé à communiquer avec d’autres prisonniers.

Ce confinement se poursuit malgré “son état de santé très inquiétant“, qui a incité un groupe de médecins algériens à faire une déclaration publique mettant en garde contre les dangers de son maintien derrière les barreaux, souligne-t-elle.

Et concernant le Maroc, Amnestey a souligné que les autorités marocaines doivent libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes emprisonnées uniquement pour avoir manifesté ou exprimé pacifiquement leurs opinions, dont des dizaines de manifestant·e·s du mouvement du Hirak du Rif, de rappeurs, de blogueurs et de journalistes, a déclaré Amnesty International le 6 avril 2020 alors que les craintes grandissent face à la propagation du COVID-19 dans les prisons.


Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Post Top Ad

Your Ad Spot

Pages