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Soulaiman Raissouni accusé formellement aujourd'hui d'"attentat à la pudeur avec violence" et de "kidnapping"

DR Un journaliste marocain du quotidien d'opposition "Akhbar Al Yaoum" a été formellement accusé aujourd'hui d'&qu...

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Un journaliste marocain du quotidien d'opposition "Akhbar Al Yaoum" a été formellement accusé aujourd'hui d'"attentat à la pudeur avec violence" et de "kidnapping" pour le viol présumé d'un jeune homme, dans des circonstances qui remontent à deux ans.

Solaiman Raissouni, rédacteur en chef de "Akhbar Al Yaoum", est détenu depuis vendredi dernier. Aujourd'hui, le juge d'instruction du tribunal de première instance de Casablanca a ordonné sa mise en détention à la prison d'Oukacha dans cette ville, avant de fixer la première audience au 11 juin prochain.

Si sa culpabilité est prouvée, Raissouni risque une peine pouvant aller jusqu'à dix ans de prison, dans les deux cas.

Les événements remontent à 2018, lorsque Raissouni aurait fait un reportage sur la communauté homosexuelle et interviewé le jeune Adam, qui l'a depuis dénoncé pour viol, bien qu'on n'ait jamais su pourquoi il lui a fallu deux ans pour le faire.

Le jeune homme a également demandé conseil et aide à l'association Akaliyat pour la défense des homosexuels et des minorités, ont confirmé les sources de cette association tolérée mais illégale à Efe.

L'entourage de Raissouni affirme que la vraie raison de sa persécution est sa ligne politique - il est un gauchiste convaincu - et son travail journalistique dans "Akhbar al Yaoum", et rappelle que deux autres journalistes de ce journal ont déjà été persécutés et emprisonnés.

Le directeur et fondateur du journal, Taoufik Buaichrin, a lui-même été condamné en novembre 2018 à 12 ans de prison pour divers délits sexuels commis au siège du journal et principalement contre des femmes travaillant sous ses ordres.

Un an plus tard, Hajar Raissouni (la nièce de Solaiman) a été condamnée à un an de prison pour avoir avorté, mais elle a été graciée par le roi Mohammed VI deux semaines plus tard, après qu'une intense campagne internationale ait été lancée pour prendre sa défense.

Le journal "Akbar al Yaoum" est proche du Parti de la justice et du développement, et surtout de son ancien leader et ex-président du gouvernement, Abdelilah Benkiran, et est devenu ces dernières années le journal imprimé le plus critique du système au Maroc. 

Par EFE