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27 juin 2020

54 organisations amazighes demandent à l'Espagne de servir de médiateur pour la libération des détenus d'Algérie et du Rif

DR
Un groupe de 54 organisations amazighes a demandé dans une lettre au ministre espagnol des affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, de servir de médiateur pour la libération de dizaines de militants du "Hirak" (mouvement) d'Algérie et du Rif, emprisonnés depuis trois ans.

Ces organisations signataires, qui représentent les Berbères dans différents pays d'Afrique ou de la diaspora européenne, ont rappelé que les gouvernements des deux Etats d'Afrique du Nord ont opté pour des arrestations afin de mettre un terme aux révoltes qui ont eu lieu dans la région du Rif au nord du Maroc en 2017 et en Algérie en 2019.

"Nous vous demandons d'adopter une position ferme contre cette dérive autoritaire et répressive indigne des gouvernements marocain et algérien, en les exhortant à procéder à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques", indique la lettre.

La lettre, également signée avec le Congrès mondial amazigh, souligne qu'"en période de propagation de la pandémie de coronavirus, lorsque l'ONU et le Haut Commissaire aux droits de l'homme ont demandé la libération de prisonniers, les autorités algériennes et marocaines ont persisté à ignorer ces recommandations".

Les manifestations sociales du Rif ont éclaté en octobre 2016 après qu'un vendeur de poisson fut écrasé dans un camion à ordures dans lequel les autorités avaient jeté les marchandises confisquées.

Les manifestations ont conduit à l'emprisonnement de centaines de personnes, dont certaines ont été condamnées à des peines allant jusqu'à 20 ans de prison, bien que la plupart d'entre elles aient ensuite été graciées à différents moments par le roi Mohammed VI, jusqu'à ce qu'une cinquantaine d'entre elles soient emprisonnées aujourd'hui.

Les manifestations algériennes ont commencé le 22 février de l'année dernière après l'annonce par le cercle proche du président de l'époque, Abdelaziz Bouteflika, de son intention de se présenter pour un cinquième mandat consécutif. Bien que des centaines de personnes aient été arrêtées pour avoir participé aux manifestations, on estime qu'il en reste maintenant une soixantaine. 

Par EFE

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