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Un salafiste marocain en colère contre Nasser Zefzafi à cause d'un nom amazigh

DR Le salafiste marocain Hassan Kettani, connu pour ses positions radicales et ses attaques contre la culture amazighe, a tiré à boulets...

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Le salafiste marocain Hassan Kettani, connu pour ses positions radicales et ses attaques contre la culture amazighe, a tiré à boulets rouges sur Nasser Zefzafi après que la famille Zefzafi a annoncé que Nasser avait un neveu et que ses parents lui ont donné le nom d'Aksil, à la demande du prisonnier politique.

Le choix de ce nom a irrité le salafiste et ses adeptes sur Facebook, étant donné qu'il s'agit du nom d'un chef berbère de la fin du VIIᵉ siècle, qui à la tête d’une coalition de troupes berbères, il parvint en 683, à détruire un corps expéditionnaire omeyyade mené par le général arabe Oqba ibn Nafi, à Tahouda (près de l'actuelle Sidi Okba, une commune algérienne de la wilaya de Biskra). 

       


Hassan Kettani a considéré le choix de Nasser Zefzafi de donner le nom d'Aksel à son neveu comme une "insulte" et une "honte", ajoutant que c'est le nom de l'"assassin de vénérable Oqba ibn Nafi". Le même individu a qualifié celui-ci de "sauveur" du Maroc de jâhilîya (la période antéislamique, caractérisée par le polythéisme sur le territoire de l'Arabie).

Ce n'est pas la première fois en effet que l'extremiste en question attaque Nasser Zefzafi ou les prisonniers politiques du Rif en général. En 2017, il critiqué les activistes du Hirak du Rif ayant appelé à boycotter la célébration de l’Aïd al-Adha sous le slogan “Pas de fête pour nos familles alors que leurs détenus sont en prison”. Hassan Kettani était parmi les salafistes allant même jusqu’à demander les pires des châtiments contre ceux et celles qui remettent en question ce rituel sacré, en référence aux familles des prisonniers politiques rifains.

En janvier 2020, il a estimé que la fête du nouvel an amazigh, célébrée chaque 13 janvier, est « païenne » et rappelle l’ère anté-islamique, et que cette fête « n’est qu’une légende visant à diviser les musulmans au Maghreb islamique » (sic).

Pour rappel, Hassan Kettani a été incarcéré en février 2003 pour son activisme, puis rejugé suite aux attentats de Casablanca survenus le 16 mai 2003, et condamné à 20 ans de prison ferme pour « association de malfaiteurs », avant d'être amnistié avec d’autres cheikhs salafistes quelques années plus tard.