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3 juil. 2020

Amnestey International affirme avoir des preuves de l'espionnage d'Omar Radi par le pouvoir

DR
Amnesty International (AI) a répondu aujourd'hui au gouvernement marocain par une lettre affirmant avoir des preuves de l'espionnage du journaliste marocain Omar Radi par l'exécutif, en utilisant une technologie développée par la société israélienne NSO.

La lettre, dont le contenu a été révélé à EFE par des sources d'Amnesty International, a été remise aujourd'hui au ministère des droits de l'homme, dirigé par l'islamiste Moustafa Ramid.

Le gouvernement de Rabat a exigé jeudi cette réponse avec des preuves de son implication dans l'espionnage présumé du journaliste.

Dans la lettre, Amnesty affirme qu'elle apporte la preuve que le téléphone portable de Radi, comme celui du militant de gauche Maati Monjib, a été soumis à un examen forensique par des experts d'Amnesty International qui ont démontré que le logiciel espion "Pegasus" développé par NSO avait été installé.

La source n'a pas précisé où cet "examen forensique" avait eu lieu, mais a laissé entendre qu'il n'avait pas eu lieu au Maroc.

Amnesty affirme que les services de NSO israélien ne sont vendus qu'aux gouvernements ou aux organismes officiels (police, armée, agences d'espionnage) et jamais à des civils ou à des organismes non gouvernementaux.

Dans sa lettre, Amnesty réfute également l'affirmation du gouvernement marocain selon laquelle son rapport original sur l'espionnage de Radi, paru le 22 juin dans 17 médias internationaux, a été publié sans que le pouvoir exécutif lui-même ne soit consulté. AI soutient que cinq fonctionnaires du ministère marocain des droits de l'homme ont été contactés en vain pour obtenir sa réponse avant le 22.

L'organisation des droits humains affirme également que le Maroc a déjà eu recours aux technologies d'espionnage technologique contre les dissidents dans le passé : son gouvernement, selon la source, "est responsable de l'intimidation, de la persécution et de la criminalisation des défenseurs des droits humains et des journalistes".

Les autres fois où AI a documenté l'espionnage d'opposants étaient en 2012, contre le groupe "Mamfakinch" (Nous ne cédons pas) et en 2019 contre l'avocat spécialisé dans la défense des opposants rifains, Abdessadek Bouchtaoui, qui a finalement obtenu l'asile politique en France, selon l'organisation.

En ce qui concerne la fermeture éventuelle du siège d'Amnesty International à Rabat, la source a déclaré qu'elle serait "très mal vue par la communauté internationale", tout en considérant qu'elle ne serait "qu'une étape supplémentaire dans la répression et les violations des droits humains". 

Par EFE

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