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30 juil. 2020

Houda Jelloul: « Tous les prisonniers dans la prison de Tanger sont libres sauf mon père »

Mohamed Jelloul et sa fille
« Tous les prisonniers dans la prison de Tanger sont libres sauf mon père », c'est le post déchirant de Houda Jelloul, la fille de Mohamed Jelloul, sur Facebook après la libération hier de 22 détenus du mouvement du Rif. C'est difficil en effet de comprendre la logique suivie par le régime en libérant un groupe de détenus après l'autre, au lieu de les libérer tous pour une fois. Une logique qui a été dénoncée par le président de l'Association marocaine de défense des droits humains, Aziz Ghali, sur France 24. Ghali a estimé que cette approche est due à l'incapacité de l'Etat d'assumer sa responsabilité, puisqu'il n'a rien accompli concernant la charte des revendications du Rif, et il essaye de gagner du temps.




Mohamed Jelloul, enseignant, leader du Mouvement du 20 février, défenseur des droits humains et syndicaliste, avait été condamné, en 2012, à une peine de six ans de prison ferme pour son militantisme. Il a été arrêté le 26 mai 2017, trois jours avant l'arrestation de son ami Nasser Zefzafi, et condamné encore une fois à une peine de 10 ans de prison ferme. 

En 2017, Houda Jelloul était une adolescente de 14 ans, pourtant le régime ne l'a pas épargnée. Elle a été arrêtée et conduite au commissariat avant d’être relâchée pour une tentative de rassemblement pour la libération de son père. 

Dans une lettre de Mohamed Jelloul, envoyée en 2019 depuis la prison de Tanger, le détenu politique a souligné qu'"en suivant l'approche de gagner du temps, l'État marocain coupe toutes les voies pour toute réconciliation possible, et pour une relation normale entre le Rif et le centre, basée sur la reconnaissance et le respect mutuel, la réparation et l'apaisement". Jelloul a ajouté que l'État marocain "assume l'entière responsabilité de la forme de cette relation à l'avenir, en particulier à la lumière du sentiment collectif de la population du Rif, à savoir que l'État marocain, depuis 1956, ne leur a fourni que persécution, privation et dépouillement de leur droit au développement".

Le 05 octobre 2019, Mohamed Jelloul avait été honoré à l'occasion de la Journée mondiale des enseignants, lors d'une cérémonie organisée par la Fédération Nationale de l'Enseignement Tendance Démocratique (FNE Td) au siège de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) à Rabat.

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