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2 juil. 2020

Le torchon brûle entre le régime marocain et Amnestey International

DR
Le torchon brûle entre le régime marocain et Amnestey International après que l'ONG de défense des droits humains a affirmé le 22 juin que le logiciel d'espionnage controversé de la firme israélienne NSO, avait été utilisé pour espionner le journaliste Omar Radi. Selon Amnestey, les autorités marocaines ont utilisé Pegasus pour espionner le téléphone de Radi.

Dans un communiqué lu ce jeudi par le porte-parole du gouvernement marocain, Saaid Amzazi, celui-ci a déclaré que le Maroc insiste pour que l’organisation Amnesty international présente une réponse officielle au sujet de son rapport publié le 22 juin 2020 qui comporte des accusations "graves" et "tendancieuses" à l’encontre du Royaume.

"Le Royaume du Maroc, qui a fait l’objet d’une campagne de diffamation internationale injuste, insiste pour obtenir une réponse officielle de la part de cette Organisation qui prétend défendre les droits de l’Homme : une réponse qui comprend toutes les preuves matérielles auxquelles elle aurait eu recours pour porter préjudice au Maroc", a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Le même communiqué n'a pas hésité à colporter de théories complotistes pour contrer l'ONG. "Le Royaume du Maroc réitère son rejet catégorique des derniers rapports d’Amnesty International, étant donné qu’ils sont dictés par un agenda n’ayant aucun lien avec la défense des droits de l’Homme en tant que valeurs universelles", et d'ajouter que "le Royaume du Maroc n’est pas sans connaitre les motivations de cet acharnement systématique et ses instigateurs qui ne ménagent aucun effort pour nuire aux acquis de la nation en matière des droits de l’Homme et de développement".

Omar Radi dans le viseur

Le procureur général du roi près la Cour d’appel de Casablanca a annoncé le 24 juin dernier que le journaliste Omar Radi a été convoqué dans le cadre d’une enquête sur son implication présumée dans une affaire d’obtention de financements de l’étranger en lien avec agences de services de renseignement. 

"Les accusations [me concernant] sont non seulement infondées mais ridicules", a réagi Omar Radi après la convocation.

Le journaliste a été convoqué ce jeudi 2 juillet pour la deuxième fois par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ).



Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), association à but non lucratif, basée aux États-Unis et ayant pour objet d'observer les abus contre la presse et promouvoir la liberté de la presse à travers le monde, a demandé ce jeudi des autorités marocaines de cesser de harceler Omar Radi, et lui permettre de travailler et de voyager librement.

La même source a révélé qu'un juge a ordonné Radi de ne pas voyager hors du pays jusqu'à la conclusion de l'enquête. 

"Les "soupçons" du gouvernement marocain selon lesquels Radi reçoit des fonds de services de renseignements étrangers ne trompent personne ; cette allégation n'est qu'un prétexte pour restreindre davantage la liberté de la presse dans le pays", a dénoncé le CPJ.

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