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6 juil. 2020

Omar Radi et Imad Stitou poursuivis en état de liberté pour "ivresse" et "violence"

DR
Omar Radi et Imad Stitou poursuivis en état de liberté pour "ivresse" et "violence", et pour leur part, un cameraman du site "Chouf TV" et son épouse, qui l'accompagnait, seront poursuivis pour "insultes" et pour avoir "filmé une personne sans son consentement dans l'intention de porter atteinte à sa vie privée".

Le journaliste marocain Omar Radi, plongé dans une polémique sur des allégations d'espionnage par le gouvernement de son pays, sera poursuivi en liberté pour "ivresse publique" et "violence" après une altercation avec un cameraman qui l'a suivi dans la ville de Casablanca, a déclaré lundi l'avocat de la défense du journaliste à EFE.

Radi, qui a été libéré ce matin, sera poursuivi avec son collègue Imad Stitou, également journaliste, pour les délits d'"ivresse publique" et de "violence" et "injures".

Un cameraman du site Chouf TV et son épouse, qui l'accompagnait, seront poursuivis pour "insultes" et pour avoir "filmé une personne sans son consentement dans l'intention de violer sa vie privée", a expliqué l'avocat Miloud Kandil à EFE.

Radi qu'Amnesty International considère comme une victime de l'espionnage de son téléphone - a été arrêté la nuit dernière et a été présenté au bureau du procureur ce matin.

Omar Radi et son collègue Imad Stitou sortaient d'un bar à Casablanca lorsqu'ils sont entrés en dispute avec un cameraman de "ChoufTV" et une femme qui les "harcelait", selon le site web Ledesk.ma, pour lequel Radi et Stitou collaborent.

Radi a déjà été jugé et condamné à quatre mois de prison avec sursis en mars pour avoir "insulté" un juge, ce qui pourrait aggraver son cas car il a un casier judiciaire.

Mais en outre, Radi a été accusé la semaine dernière par le gouvernement marocain de "porter atteinte à la sécurité de l'Etat" en raison de ses liens présumés avec un agent de renseignement étranger, en référence à une série de rapports que ce dernier a commandés à Radi.

Cette autre accusation l'a déjà conduit à être interrogé à deux reprises par la police judiciaire, mais le journaliste a nié ces accusations comme étant "ridicules" et a déclaré avoir été victime d'une attaque "féroce" contre sa personne et d'une "campagne de lynchage et d'intimidation" de la part de plusieurs médias électroniques.

Amnesty International estime que Radi - ainsi que d'autres journalistes et militants de gauche - a été victime d'un espionnage continu, mais le gouvernement marocain le dément et a exigé de l'organisation qu'elle fournisse publiquement des preuves de ses allégations, en évoquant la possibilité de fermeture de ses bureaux s'il n'obtient pas de réponse satisfaisante.

Par EFE

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