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2 sept. 2020

Lettre de Driss Radi à son fils Omar: « Le pouvoir ne reconnaît pas les droits, mais les piétine »

Des artistes bruxellois ont récemment peint une peinture murale d'Omar Radi (Photo: Mouad Belrhouat)

La lettre du trente-sixième jour de détention arbitraire à mon fils, Omar.

Salutations de liberté et de dignité mon fils.

Savais-tu, Omar, que les détenus du Rif ont entamé une grève de la faim pour le vingtième jour afin d'améliorer les conditions de leur détention et de les rapprocher de leur famille ?

Cette demande est-elle difficile pour le pouvoir ?

Est-ce que cela est coûteux matériellement et politiquement ?

Bien sûr que non. Mais elle a un coût en termes de réputation du pouvoir, qui continue à torturer ces personnes et ne se conforme pas à leurs demandes, malgré leur caractère juste, équitable et simple.

Et cela a un coût pour la vie et la santé des grévistes et de leurs familles, en particulier de leurs mères.

Cependant, le pouvoir ne reconnaît pas les droits, mais les piétine plutôt afin de préserver son prestige comme il le pense. Comme si le prestige des États était le fruit de la répression et de l'oppression.

Il ne croit pas non plus à la justice pour tous.

Le recours à cette grève est le summum du désespoir et de l'aventure dans la vie tant que cette vie ne signifie rien pour le régime. Et ce qui reste pour les prisonniers de la résistance et de l'alerter quant à la gravité de leur situation, c'est cette méthode qui inflige à ceux qui la mènent un handicap permanent s'ils demeurent en vie après la grève.

Un régime qui inflige des traitements à ses opposants et aux critiques de ses politiques impopulaires et antidémocratiques est un régime faible parce qu'il entrave une part importante de ses énergies et de son pouvoir de suggestion pour le progrès et le changement, met le pays en quarantaine et le condamne à reculer et à retarder.

La question devient plus dangereuse lorsque la jeunesse de la nation, pilier de l'avenir, se voit marginalisée, réprimée et emprisonnée, alors que son avenir devient incertain.

Levez vos mains sur nos enfants.

Dors les 2 yeux fermés, mon fils, mes amitiés à Souleiman et liberté pour tous les détenus.

Par Driss Radi
(Texte traduit de l'arabe)

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