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3 sept. 2020

Maroc. Le régime cherche-t-il liquider les prisonniers politiques du Rif dans ses prisons ?


Le régime cherche-t-il liquider les prisonniers politiques du Rif dans ses prisons ? Face à la violence physique et psychologique dont sont victimes les détenus, et à la vengeance raciste, la provocation, le siège et la privation de nourriture, des associations de défense des droits humains au Maroc mettent en garde contre une tournure dangereuse et font état d'une catastrophe qui pourrait arriver à tout moment en raison des grèves de la faim menées par les détenus. 


L'Association Tafra formée par les familles des prisonniers du mouvement populaire du Rif a tenu aujourd'hui jeudi la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) pleinement responsable de la protection de la vie des prisonniers en grève de la faim et de la préservation de leur intégrité physique et psychologique.


L'association a également tenu le Conseil national des droits de l'homme pour responsable de sauver la vie des détenus, de répondre à leurs demandes et de les libérer, lui demandant de rompre son terrible silence face à la violence physique et psychologique dont sont victimes les détenus, et à la vengeance raciste, la provocation, le siège et la privation de nourriture, tout en soulignant la nécessité de se référer dans ses mouvements aux normes purement des droits humains.


Tafra a appelé l'État marocain à corriger les erreurs de son approche sécuritaire et pénale avec le mouvement du Rif et à libérer ses prisonniers politiques innocents. Elle a également appelé toutes les couches de la société à intensifier leur solidarité avec ces personnes innocentes afin de donner suite à leurs revendications, qui consistent notamment à les rassembler dans la prison de Selouan et à améliorer les conditions de détention et de communication avec leurs familles, dans la perspective de leur libération.


Face au silence officiel, l'association a signalé la poursuite de la grève de la faim ouverte des détenus, alors que la grève de Nasser Zefzafi et Nabil Ahamjik atteignait son 21e jour, et les grèves de Mohamed El Haki, Zakaria Adhabchour, Bilal Ahabad et Mahmoud Bouhennouch le 16e jour, tandis que la grève de Samir Ighid atteignait son 11e jour.


L'association a souligné que les sept détenus politiques étaient poussés à mener la bataille à ventre vide en raison du manque d'engagement de la DGAPR concernant ses promesses antérieures à leur égard, et de sa persistance à les soumettre à des restrictions systématiques et à les priver de leurs droits en termes de visites, de communication avec leurs familles, de médicaments, d'espace et de nourriture.


L'association a ajouté que les quelques rapports qui lui parviennent sur les détenus en grève de la faim font état d'une catastrophe à tout moment en raison de leur état de santé, car la plupart d'entre eux ont perdu plus de 10 kilos de poids et leur taux de glycémie a chuté de façon effrayante, au point qu'ils sont devenus incapables de bouger et de parler, et perdent constamment conscience.


Le communiqué de l'Association Tafra a conclu que la situation tragique des détenus aggrave encore les blessures et les brûlures des mères et des pères des grévistes et menace de provoquer des tragédies parmi leurs rangs, d'autant plus que les mères et les pères des détenus politiques ont enduré des tourments et des malheurs insupportables pendant plus de trois ans et qu'ils leur ont valu diverses maladies chroniques. Cela exige que chacun agisse de toute urgence pour sauver la vie des prisonniers politiques, les libérer et faire preuve de compassion envers leurs familles.


Des associations mettent en garde contre une tournure dangereuse


L'Association marocaine des droits humains (à Casablanca et Bernoussi) a annoncé une grève de la faim en solidarité avec les détenus du Rif.


Les deux branches de l'association ont déclaré dans un communiqué commun que cette démarche est en solidarité avec les détenus du Rif qui font une grève de la faim.


Le communiqué appelle à la participation à cette grève le samedi 5 septembre, à partir de 18 heures, jusqu'au dimanche 6 septembre à 18 heures, au siège de la Confédération démocratique du travail à Casablanca.


L'association a exprimé sa solidarité inconditionnelle avec tous les détenus politiques, journalistes et blogueurs, en demandant leur libération et en répondant à toutes leurs demandes légitimes.


De son côté, la Fédération nationale des associations amazighes au Maroc a déclaré qu'elle suivait avec inquiétude la grève de la faim ouverte des détenus du Rif.


Dans un communiqué, la fédération a averti qu'avec la prolongation de cette grève à la troisième semaine, elle pourrait prendre une tournure dangereuse, en raison des complications sanitaires qui pourraient en résulter pour les grévistes.


Elle a appelé à une action urgente pour protéger le droit à la vie tel que stipulé dans les pactes et les traités internationaux des droits humains, ainsi que dans la constitution marocaine.


Elle a également appelé à l'ouverture d'un dialogue avec les détenus en grève pour répondre à leurs demandes justes et légitimes, et à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques et d'opinion.

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